samedi 3 décembre 2016

mode de scrutin : méthode du jugement majoritaire

Voici une vidéo (19 minutes) et un billet de blog qui  éclairent sur les absurdités du mode de scrutin actuel : un système qui fait des électeurs des calculateurs en les poussant dans des logiques de vote contestataire, vote utile, vote stratège ou vote tactique, jusqu'à l’écœurement menant à l'abstention. Il faut s’accrocher à un moment de la vidéo car c’est franchement des maths, mais la proposition qui émerge à la fin est vraiment intéressante: la méthode du jugement majoritaire.

Et une primaire citoyenne, hors parti, dont le processus a commencé en avril 2016 : inscription des candidats, parrainage citoyen, définition des programmes, premier tour par jugement majoritaire.

vendredi 25 novembre 2016

émissions de CO2 et CH4 : série longue

Après s'être concentré sur les émissions de CO2, voici quelques données sur les émissions de CH4 :

On voit que ces 2 gaz n'ont pas le même poids :
* en 2010, le CO2 contribue à 56% du réchauffement global d'origine humaine contre 16% pour le CH4 ;
* en 2004, le CO2 pèse 76% des émissions de gaz à effet de serre, contre 14% pour le CH4.

effet de serre

Ici encore, Olivier Berruyer fait preuve de pédagogie :
À la base, l’effet de serre est un phénomène très positif pour nous, car il permet de réchauffer la Terre. Sans effet de serre, la température moyenne sur Terre chuterait à -18 °C au lieu de +15 °C (mais à cette température la glace s’étendrait sur le globe, renvoyant plus d’énergie dans l’espace, et la température se stabiliserait vraisemblablement en dessous de -50 °C).
Le principal gaz à effet de serre est la vapeur d’eau.
Le principal gaz à effet de serre d'origine humaine est le CO2, tant en contributeur au réchauffement climatique qu'en émissions :
Les origines de ces émissions sont multiples :

réchauffement climatique : série longue

Olivier Berruyer, sur son site Les crises, fait très bien le boulot. Je ne reprends que quelques graphiques et vous conseille la lecture intégrale de ce billet.
et la corrélation entre concentration atmosphérique de CO2 et température planétaire (cette corrélation ne démontrant pas la causalité) :

réchauffement climatique (2)

Cela s'ajoute aux données précédentes.

L'Arctique a connu en 2016 son printemps le plus chaud depuis qu'on y effectue des relevés météorologiques, selon le directeur de l'Institut Climat et Ecologie du Service de météo russe (Roshydromet) et de l'Académie des Sciences de Russie Sergueï Semenov.

Nouveau record en vue : 2016 devrait être encore plus chaude que 2015, selon l'Organisation Météorologique Mondiale.

En Arctique, la température excède actuellement la normale de 20°C.
Les relevés de l’Institut météorologique danois montrent qu’en novembre les températures journalières de l’air en Arctique ont excédé de 15 °C à 20 °C la moyenne de la période 1958-2012.

Dans le même temps, la banquise arctique, qui, après avoir atteint son minimum en septembre, se reconstitue ordinairement en cette période, ne regagne que très lentement du terrain, comme le met en évidence le National Snow and Ice Data Center américain.

jeudi 24 novembre 2016

Objectifs de Développement Durable 2015-2030 : croissance et climat


Je vois une contradiction profonde entre la croissance économique (cible :  taux de croissance annuelle du produit intérieur brut d’au moins 7 % dans les pays les moins avancés) et les mesures relatives à la lutte contre les changements climatiques (sans objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre).



Je crois que ces 2 objectifs sont trop contradictoires pour nous permettre d'atteindre les objectifs ambitieux que l'on doit se donner pour que la vie reste humainement vivable sur Terre. Je crois que nous devrions travailler à améliorer l'efficacité énergétique du PIB, à réduire le contenu en CO2 de l'énergie consommée, et en même temps organiser la diminution du PIB mondial par habitant. C'est la conclusion à laquelle je suis arrivé à chaque fois que j'ai travaillé sur le lien entre PIB; consommation d'énergie, et émissions de gaz à effet de serre.

La courbe des émissions mondiales de CO2 permet d'ailleurs de retrouver les hoquets de la croissance mondiale :

retour à l'équilibre budgétaire

J'ai proposé plus tôt de revenir en 10 ans maximum à l'équilibre budgétaire. Ceci demanderait en gros d'atteindre un solde primaire (différence entre recettes et dépenses hors paiement des intérêts de la dette) nul d'ici 3 ou 4 ans, puis égal à 3% du PIB d'ici 6 ou 7 ans. Ensuite, il ne serait pas permis que le budget annuel voté par nos assemblées soit déficitaire. Cela exclut les Investissements à Très Long Terme (ITLT), pilotés par la Banque Publique d'Investissement.
Cela demande donc de réaliser de l'ordre de 10 milliards d'euros d'économies supplémentaires chaque année sur 10 ans.

10 x 10 = 100. Comment faire ?


Même si rejette le cadre primaire de leurs candidatures, d'autres arrivent au même chiffre de 100 milliards d'euros, mais vu uniquement comme 
duction de la dépense publique :

On voit la part prépondérante de la réduction des dépenses sociales. A contrario, mon programme consiste à financer autrement ces "dépenses", par une Taxe A la Consommation, même si cela n'interdit pas de travailler sur l'efficacité de ces financements, notamment pour la Sécurité Sociale, économies que les candidats à la candidature ont chiffré :

On parle aussi de réduction des dépenses de l'Etat par la diminution du nombre de fonctionnaires :
Le poids de la fonction publique est effectivement divers selon les pays, et la charge des pensions des fonctionnaires est difficilement  insoutenable. Mon projet inclut de réserver le statut de fonctionnaires à ceux qui assurent les fonctions régaliennes de l'Etat (armée, police, justice, impôts), tandis que les salariés des autres services publics (services sociaux, services de santé, éducation, recherche…) emploieraient des salariés du même statut que le secteur privé, et de désengager l'Etat des secteurs concurrentiels sans enjeu stratégique ou de long terme.

Enfin, la rationalisation est une source important de réduction de dépenses :
Je n'ai ici pas de projet détaillé sur les actions à mener... mais je vais réfléchir !