dimanche 25 octobre 2026

Intelligence Articielle (2)

La grande accélération génère des inquiétudes, entretenues par les acteurs du secteur eux-mêmes.

 

Au delà des impacts environnementaux de mieux en mieux documentés et de la croissance folle des besoins des datacenters (voir par exemple le rapport "Energy and AI" de l'International Energy Agency), l'impact de l'IA sur le plancher social de la théorie du donut est de plus en plus discuté.

Peut-on imaginer dans l'avenir :

  • des labels "entreprise sans IA" et "produit sans IA" ?
  • l'intégration de l'IA dans les reportings ESG des entreprises ?
  • un traité de non-prolifération de l'IA entre grandes puissances (Etats-Unis, Chine, Union Européenne) ?
  • une taxe aux frontières selon le contenu IA des produits et services ?

samedi 24 octobre 2026

bilan climatique France 2026

Drôle d'année. 

Voici ce qu'en dit Météo-France : Bilan climatique de l’été 2026 (juin-juillet-août) :

  • L’été le plus chaud jamais enregistré en France depuis le début des mesures en 1900.
  • Un été quasi impossible sans changement climatique, mais qui reste rare dans le climat actuel.
  • Une pluviométrie très faible avec un déficit proche de 40 %, faisant de cet été le deuxième été le moins pluvieux depuis le début des mesures.
  • Un nombre de jours en vague de chaleur inédit avec 53 jours en trois épisodes au fil de la saison, loin devant l’été 2022 avec 33 jours.
  • Une vague de chaleur exceptionnelle et précoce du 17 au 30 juin avec jusqu’à 72 départements placés en Vigilance rouge Canicule.

Après avoir battu des records d'humidité des sols en février, nous battons des records de sécheresse des sols en juillet/août :



samedi 17 janvier 2026

Intelligence Artificielle

J'ai lu récemment ce livre au titre provocateur :


Le postulat de départ du livre est que l'intelligence est déjà (ou sera très bientôt) gratuite et indéfiniment disponible. Les études deviennent donc inutiles et contre-productives. Chacun devrait se faire coacher et éduquer toute sa vie par une IA.

Il me semble que ce postulat de départ occulte complètement l'infrastructure physique que nécessite l'IA.

"Gratuite" est une première illusion. Les entreprises et les états qui investissent des sommes colossales dans les serveurs et data centers veulent et voudront monétiser cet investissement. La masse de données personnelles collectées leur permettent de téléguider les humains en jouant sur leurs émotions, les désirs et les peurs, pour leur faire dépenser leurs temps et leur argent dans des futilités. Le petit groupe fermé qui contrôle les modèles d'IA pourrait aussi avantager une pensée non-scientifique et biaiser le débat démocratique. Le contrôle de l'IA donne un pouvoir immese.
Les créatifs naïfs et pressés qui confient leurs idées à l'IA acceptent de se faire piller par les maîtres de l'IA qui les mettront à leur profit. Trop se reposer sur l'IA est un abandon de notre souveraineté. Les découvertes (y compris médicales) promises par l'IA ne seront pas distribuées gratuitement : des groupes privés en tireront le maximum de profit possible ou des Etats les utiliseront comme moyen de pression sur les Etats plus faibles.

"Infiniment disponible" est une seconde illusion. Le déploiement de l'IA à grande échelle nécessiterait une consommation importante pour la construction des infrastructures (béton, métaux classiques et plus rares) et pour leur fonctionnement (énergie électrique et eau). Ces consommations font que l'IA pourrait n'être "pas assez illimitée" pour que chacun ait sa part, et certaines entreprises et Etats pourraient s'en réserver l'usage au détriment des usages éducatifs. Conflits de priorité sur l'utilisation des matériaux et croissance exponentielle des besoins énergétiques, à une époque où l'enjeu crucial est de réduire notre empreinte écologique pour rester dans les limites planétaires. Pour le respect des limites planétaires donc le bien de l'humanité, il serait sans doute mieux de choisir de ne pas déployer l'IA à grande échelle. Je serais curieux de voir des études sérieuses s'intéresser à l'efficacité énergétique et empreinte environnementales comparées de l'intelligence humaine et de l'IA.