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lundi 9 décembre 2019

financement des retraites

Sujet d'actualité.

L'actuel système français ne pourra pas perdurer en l'état. Déjà déficitaire, son solde ne ferait que se dégrader selon le dernier rapport du conseil d'orientation des retraites :

Si l'on veut conserver le système, quels sont les leviers possibles?
1) augmenter le ratio actifs/retraités
2) augmenter les cotisations des actifs
3) diminuer les pensions des retraités

La solution à un vieillissement de la population ne peut pas être l'augmentation de la proportion de jeunes, car ces derniers seraient vieux à leur tour un jour et réclameraient donc encore plus de jeunes : c'est la fuite en avant, la situation ne ferait que s'aggraver. Il faut rechercher à stabiliser la pyramide des âges.
Augmenter les cotisations et/ou diminuer les pensions impacte directement le niveau de vie des foyers (le "pouvoir d'achat").
Reste l'option de reculer l'âge de départ à la retraite...

ou bien de tout changer, et de financer la protection sociale dans son ensemble non par des taxes sur le travail mais par une Taxe A la Consommation...

mercredi 21 septembre 2016

prestations sociales par classe d'âge

C'est un fait : les actifs âgés d'entre 20 et 60 ans financent les prestations sociales des jeunes et des seniors qui eux contribuent moins qu'ils ne reçoivent :

Le Figaro le présente en montrant sur la courbe de gauche le montant des prestations sociales que chacun reçoit en moyenne selon son âge, par personne et par an, et sur la courbe de droite les dépenses globales de protection sociale (en milliards d'euros) destinées à chaque classe d'âge :

Que faire de ce constat? pas grand chose. La destination des dépenses de prestation sociale changer peu ; ce que je me propose de changer, c'est bien leur mode de financement, en instaurant la Taxe A la Consommation.
Qui finance la protection sociale en France? je trouve ma proposition beaucoup plus pertinente.

mardi 7 juin 2011

retraites: petit calcul

Le total des salaires bruts reçus en France par les ménages en 2010 s'élève à environ 755 milliards d'euros et le total des cotisations sociales à environ 355 milliards d'euros.
Des cotisations retraite à 16% sur le salaire brut représenterait donc 121 milliards d'euros pour l'année 2010 (à comparer aux 100 milliards d'euros de dépenses de la CNAV pour 2009), ce qui nous donne environ 10 milliards d'euros cotisés par mois.

Imaginons un actif gagnant 2500 euros bruts mensuel: il aura cotisé 400 euros pour sa retraite sur sa paie de décembre 2010. Cela ajoutera 400 points à son compte retraite, auquel s'ajouteront chaque année des 'intérêts' à un taux égal à celui de l'inflation.

Imaginons maintenant un retraité depuis 2008, qui aurait été payé au salaire net moyen pendant 40 années: ses cotisations à 16% cumulées et augmentées de l'inflation s'élèveraient à 40000 points. Si ce retraité a 60 ans, il a une espérance de vie de 22 ans: le versement de ses 40000 points sera étalé sur 22 ans, et il doit donc toucher 154 points pour le mois de décembre 2010.
Ce calcul devra être fait pour chaque retraité. Imaginons que l'ensemble des points à verser aux retraités pour le mois de décembre 2010 s'élève à 1.25 milliard de points: la valeur du point sera donc fixée à 8 euros, et notre retraité touchera donc 1232 euros pour le mois de décembre 2010.

Le montant des recettes (cotisations) sera à ré-évaluer chaque mois.
Le nombre de points de pension à verser sera à ré-évaluer chaque mois, en fonction du nombre de retraités, de leur nombre de points cotisés pendant leur carrière, et de leur espérance de vie.
Cela permettra de calculer la valeur du point pour le mois.

jeudi 10 mars 2011

retraites: suédoises?

Voilà également un sujet épineux, notamment parcequ'il a fait récemment en France l'objet d'une réforme sans consensus... Cet ajustement "paramétrique" ne règle pas le fond du problème, et ne nous économisera pas prochainement une refonte structurelle.

Pour la France, la CNAV annonce près de 100 milliards de dépenses pour 2009:
Première proposition, de simple bon sens et dans un souci d'équité: il faut simplifier et unifier les différents régimes de retraites français. Pour parler vrai: il faut supprimer les régimes spéciaux.

Si on en reste à un système de cotisations prélevées sur les revenus du travail (voir aussi ici une autre proposition), je vois beaucoup d'avantages au système suédois, décrit ainsi par la fondation Robert Schuman:
Chaque actif cotise pendant la durée de sa vie professionnelle et la somme des cotisations versées pour son compte par lui-même et son employeur, à un taux total de 16% du salaire, vont servir de base au calcul de sa pension. Le système fonctionne en répartition, puisque le financement des pensions est bien assuré par les cotisations des actifs. La nouveauté est que la somme des cotisations constitue un capital virtuel, qui va être distribué avec ses intérêts, tout aussi virtuels, pendant la durée de sa retraite.Pour calculer le montant de la pension, on divise la somme capital + intérêts par une durée égale à l'espérance de vie théorique du retraité. S'il vit plus longtemps que prévu, le surcroît de dépenses qu'il va occasionner sera en fait compensé par les économies réalisées sur les retraités décédés prématurément. Le système fonctionne donc, à titre individuel, comme s'il était en capitalisation. C'est pourquoi les cotisations sont comptabilisées virtuellement dans un compte “notionnel”. [...]
Ce système original est complété par une dose de capitalisation traditionnelle, financée par des cotisations s'élevant à 2,5 % du salaire.
Voilà de quoi reflechir encore un peu...


Quelques liens sur le sujet:
Terra Nova
le Sénat français
le Conseil d'Orientation des Retraites
la source suédoise