"Celui qui croit que la croissance peut être infinie dans un monde fini est soit un fou, soit un économiste", raillait l'économiste américain Kenneth Boulding il y a plus de 40 ans.
A l’origine, la croissance économique désigne l’augmentation de la production des biens et services, que l'on mesure classiquement par le taux de croissance du PIB.
Jean--Marc Jancovici a un très bon petit schéma qui relie PIB, stock de ressources naturelles et stock de produits artificiels, fait apparaître le rôle démultiplicateur des énergies fossiles, la boucle de rétroaction positive du capital sur le stock de produits artificiels, et la boucle de rétroaction négative de la pollution sur les ressources naturelles :
(je vous encourage à lire ici la mise en place progressive de ce schéma).
On comprend que produire des biens et des services consomme des ressources naturelles. Au cours de l'histoire, nous avons amélioré l'efficacité de nos systèmes de production de manière à obtenir plus de produits artificiels avec moins de ressources. Mais nous avons entamé les stocks de ressources tant renouvelables que non renouvelables, et une prolongation de la tendance provoquera l'épuisement de ces stocks donc le ralentissement (l'arrêt de l'activité économique).
Toute croissance exponentielle est destinée à s’effondrer un jour.
Une objection à cette perspective est que la croissance exponentielle du PIB mondial ne s'est pas faite sur un seul et même stock de ressources naturelles, mais sur des plateformes économiques successives utilisant des ressources différentes : la pierre, les métaux, le bois, le charbon et l'acier, le pétrole et la chimie, l'énergie nucléaire. C'est ce que Solidarité&Progrès présente ainsi dans cette vidéo :
De plus, chaque nouvelle plateforme économique est plus efficace que la précédente : elle consomme moins de matière (ou de ressources naturelles) pour produire plus d'énergie (ou de biens artificiels) : la croissance exponentielle est constituée de l'addition de la production de ces différentes plateformes dont la densité énergétique va croissant :
Ainsi, si nous avions construit le premier schéma en 1900, nous n'aurions pas considéré l'uranium dans le cercle "ressources naturelles".
C'est que dit ici Mathieu Mucherie : "la notion de ressources est extraordinairement élastique. Ce que vous considérez comme une ressource aujourd'hui, ce n'en sera pas une demain, et inversement ce qui n'est pas une ressource aujourd'hui en sera une demain. C'est l'exemple de l'insuline, du pétrole, des fréquences hertziennes. Ces choses ont toujours existé et sont devenues des ressources quand on a fini par les exploiter. Avant de les exploiter économiquement, ces éléments n'étaient pas des ressources."
On peut faire confiance au génie humain pour trouver le socle de la prochaine plateforme économique, qui fera rentrer de nouveaux matériaux dans le cercle des ressources naturelles, et assurera à l'humanité de qui continuer à augmenter la production de biens artificiels et le niveau de vie de l'humanité.
J'ai quelques objections à cette vision optimiste.
D'abord le temps : on observe une accélération du rythme des plateformes économiques, et chaque plateforme franchit un niveau de complexité et implique un niveau de risque plus élevé.
Les pics pétrolier et gazier sont proches (ou déjà passés). Il nous reste peu de temps pour concevoir un substitut, le qualifier (y compris sa sûreté et sa fin de vie), et réaliser le basculement des infrastructures et modes de vie vers cette nouvelle plateforme. J'ai confiance dans le génie humain pour comprendre de plus en plus finement le monde dans lequel nous vivons et en tirer profit (même si pour l'instant nous avons plutôt démontré notre capacité à exploiter les capacités de notre environnement au risque de les abîmer, plutôt que de tirer profit des synergies de cet environnement sans que nos prélèvements le déséquilibrent). Mais le temps presse et j'ai des doutes que nous sachions en si peu de temps mobiliser les efforts et investissements colossaux nécessaires pour industrialiser une alternative et la déployer à grande échelle. A titre d'exemple, on peut étudier comment nous avons développé et mis en oeuvre les plateformes du charbon et de l'acier, ou du pétrole/gaz/chimie, ou de la fission nucléaire (premières connaissances théoriques fin 19ème siècle / début 20ème, et première centrale nucléaire en 1951). Et le nucléaire répond imparfaitement aux usages du pétrole.
Thierry Carminel souligne que la vitesse de diffusion d'une technologie est limitée selon le théorème de Pierce : "Le taux de croissance d’une technologie ne doit pas dépasser l’inverse de son temps de retour énergétique pour que celle-ci mette de l’énergie nette à disposition de la société".
Après cette première objection sur la durée, deuxième objection sur le niveau de complexité. En plus de l'accélération du rythme des plateformes (rendu nécessaire par notre démographie comme par notre appétit insatiable), on observe aussi des sauts de complexité et de niveau de risque. La production de charbon de bois est moins complexe que l'extraction de la houille ; le pétrole et le gaz sont de plus en plus complexes à extraire ; la mise en oeuvre de l'énergie nucléaire demande un niveau scientifique et technologique encore supérieur. Le nucléaire, à titre d'exemple, nous engage sur de très longues durées. Nous avons fait le pari que nous connaîtrions une très longue période de stabilité politique, économique et technologique qui nous permettra de continuer à former des spécialistes, maintenir ou démanteler des installations vieillissantes, surveiller pendant très longtemps des déchets dangereux... La complexité en elle-même peut être un facteur d'effondrement comme Joseph Tainter dans “L'effondrement des sociétés complexes”. Les conséquences d'une erreur humaine sur le fonctionnement d'une mine de charbon ou d'un train ne sont pas du même ordre en terme d'impact comme en terme de durée qu'un accident industriel d'un bateau pétrolier ou d'une usine chimique, lui-même inférieur aux conséquences d'un accident nucléaire.
Troisième objection : même avec une nouvelle plateforme économique qui nous permettrait d'exploiter de nouvelles ressources, nous ne réparerons pas les pertes de biodiversité et nous ne ferions que prolonger la consommation de notre environnement. Même si on peut discuter des chiffres, l'ordre de grandeur est bien là, et nous vivons une extinction massive du vivant (végétaux, insectes, poissons, oiseaux, mammifères..). Nous savons déjà que ces disparitions sont définitives.
Le dérèglement climatique est également une sérieuse menace. Nous allons devoir nous adapter rapidement aux pertes de rendement dans l'agriculture, à l'augmentation de la fréquence des catastrophes naturelles, à les montées des eaux, etc. En espérant que l'avènement d'une nouvelle plateforme économique sur de nouvelles ressources n’accélérera pas le réchauffement climatique, l'inertie très importante du système climatique mondial fait que nous continuerons à subir les conséquences des émissions de gaz à effet de serre des années passées.
Dernière objection : il est louable de vouloir l'amélioration des conditions de vie de tous les hommes, notamment en terme d'accès à l'eau et à l'alimentation, aux soins et aux connaissances. Je comprends aussi qu'on veuille maintenir le niveau de vie des pays privilégiés. C'est sans doute facile à écrire depuis ma position privilégiée, mais nous savons qu'il n'est pas physiquement possible que tous les hommes vivent aujourd'hui avec le même niveau de confort, en tous cas sur la base des plateformes économiques actuellement maîtrisées. Heureusement, nous savons aussi qu'on peut vivre heureux avec moins de PIB.
Je ne vois pas vraiment quelle pourrait être la prochaine plateforme économique. Le candidat le plus crédible est la fusion nucléaire, mais les coûts engagés sont déjà immenses et on est encore très loin de l'application industrielle. La fusion ne sera pas opérationnelle à grande échelle avant plusieurs dizaines d'années. J'aimerais beaucoup que l'on sache piloter des AVE (Atmospheric Vortex Engine) mais nous ne semblons pas proche de la mise en oeuvre
Les autres pistes comme les sphères ou structures de Dyson sont encore pour longtemps des concepts de science-fiction stimulants.
Je crois en l'Homme, en ses capacités de création et d'innovation, mais je crois qu'il serait naïf de continuer comme si de rien n'était en faisant le pari d'avoir établi une nouvelle plateforme avant d'avoir rendue la Terre invivable pour une bonne partie de l'humanité.
Je ne crois pas être pessimiste, mais pour être réaliste il vaut mieux organiser dès maintenant la décroissance du volume de production des produits artificiels.
Juste quelques idées pour contribuer au débat et préparer nos avenirs, par un bricolo de la politique et de l'économie.
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lundi 1 juin 2020
jeudi 13 juin 2019
états d'âme des étudiants
Ce réveil de la conscience des futurs ingénieurs et cadres techniques, on le retrouve également chez les étudiants en école de commerce et d'autres formations, comme le prouve la diversité de la liste des signataires du manifeste étudiant pour un réveil écologique, dont je cite ici de larges extraits, autant parce que je m'y reconnais que parce qu'ils me paraissent significatifs de l'évolution des mentalités de ceux qui préfèrent inventer aujourd'hui le système de demain plutôt que faire tourner demain le système d'aujourd'hui :
"
Le fonctionnement actuel de nos sociétés modernes, fondé sur la croissance du PIB sans réelle considération des manques de cet indicateur, est responsable au premier chef des problèmes environnementaux et des crises sociales qui en découlent. Nos systèmes économiques n’ont toujours pas intégré la finitude des ressources ni l’irréversibilité de certaines dégradations écologiques. Nos systèmes politiques, contraints par l’expression d’intérêts contradictoires souvent éloignés de l’intérêt général, peinent à proposer une vision à long terme et à prendre des décisions ambitieuses effectives pour un renouveau de société. Nos systèmes idéologiques, enfin, valorisent des comportements individualistes de recherche du profit et de consommation sans limite, nous conduisant à considérer comme « normaux » des modes de vie pourtant loin d’être soutenables.[...]
Nous sommes de plus en plus nombreux à penser qu’un changement radical de trajectoire est aujourd'hui l’option qui nous offre les perspectives d’avenir les plus épanouissantes. [...] Nous nous apercevons que le système dont nous faisons partie nous oriente vers des postes souvent incompatibles avec le fruit de nos réflexions et nous enferme dans des contradictions quotidiennes. [...] Nous, futurs travailleurs, sommes prêts à questionner notre zone de confort pour que la société change profondément.
[...]
Nous affirmons qu’il est possible de bien vivre sans sombrer ni dans l'ultra-consommation ni dans le dénuement total ; que l’économie doit être consciente de sa dépendance à son environnement pour être pérenne ; et que la réponse aux problèmes environnementaux est cruciale pour la réduction des inégalités et des risques de conflits. La société que nous voulons n’est pas une société plus dure, plus triste, de privation subie ; c’est une société plus sereine, plus agréable, de ralentissement choisi.
[...]
En tant que citoyens, en tant que consommateurs, en tant que travailleurs, nous affirmons donc dans ce manifeste notre détermination à changer un système économique en lequel nous ne croyons plus. Nous sommes conscients que cela impliquera un changement de nos modes de vie, car cela est nécessaire : il est grand temps de prendre les mesures qui s’imposent et de cesser de vivre au-dessus de nos moyens, à crédit de la planète, des autres peuples et des générations futures. Nous avons besoin d’un nouvel objectif que celui du maintien à tout prix de notre capacité à consommer des biens et des services dont nous pourrions nous passer. Nous devons placer la transition écologique au cœur de notre projet de société.
"
Cette prise de conscience des étudiants, gagnant en lucidité sur la société qu'ils vont intégrer prochainement en tant que contributeurs économiques actifs, me renvoie à ma propre prise de conscience de ces dernières années (les premiers posts de ce blog en 2011 ne faisaient que peu de place aux causes systémiques des enjeux climato-énergétiques), ainsi qu'au livre "Candide jeune ingénieur, fait de la résistance", de Jean-Noël Contensou, que j'ai lu il y a quelques années. Le héros étudiant s'y interroge sur ses motivations et tente de comprendre ce qu'il est amené à devenir : un mercenaire prêt à s’investir dans la conception et la fabrication de tout ce qui se vend, quels que soient les dégâts collatéraux. Prenant conscience de sa collaboration à un envahissement technologique aveugle et condamnable, il fait le choix conscient et courageux de renoncer à une carrière brillante mais douloureuse, au profit d'ambitions humaines et intellectuelles à sa mesure.C'est le chemin que nous sommes un certain nombre à parcourir en ce moment.
science et technique : états d'âme de l'ingénieur
J'ai écouté récemment le discours honnête et courageux de Clément Choisne à sa remise de diplôme d'ingénieur de Central Nantes.
Commençant par une citation d'Albert Camus très à propos, « Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde se défasse. », le nouveau diplômé exprime ensuite les doutes des jeunes attirés et/ou doués par les matières scientifiques et se retrouvant à collaborer à un envahissement exponentiel de nos vies par la technologie, et une course puérile à la consommation :
« Comme bon nombre de mes camarades, alors que la situation climatique et les inégalités de notre société ne cessent de s’aggraver, que le GIEC pleure et que les êtres se meurent, je suis perdu, incapable de me reconnaître dans la promesse d’une vie de cadre supérieur, en rouage essentiel d’un système capitaliste de surconsommation. [...] L’éthique, c’est ce que doit retrouver l’ingénieur, et ne pas perpétuer les erreurs du passé et du sacro-saint progrès qui devrait et pourrait toujours nous sauver. Je vous rappelle par exemple que nous, ingénieurs, sommes les géniteurs de l’obsolescence programmée. [...] Je pense qu’il n’est pas trop tard de faire de Centrale Nantes un laboratoire de solutions techniques sobres et durables, de changer la donne et de construire un futur souhaitable où l’argent n’est plus la seule valeur. »Et Clément Choisne termine son discours par une autre citation tout aussi à propos : « Ne doutez jamais qu'un petit groupe d'individus conscients et engagés peuvent changer le monde. C'est toujours comme cela que ça s'est passé », Margaret Mead.
Pour ma part, je pense avec Hervé Kempf qu'il est temps de remettre l’activité scientifique au service de l’intérêt général. La plupart des profils scientifiques ont été pervertis par notre système, et amenés à développer des technologies non parce qu'elles répondent à nos problématiques communes à long terme mais parce qu'elles peuvent enrichir des intérêts individuels à court terme (en cela bien aidé par la publicité), ou parce qu'elles peuvent accroître la productivité de l'activité industrielle (même si cela supprime du travail humain, augmente la consommation d'énergie primaire et les émissions de gaz à effet de serre), et cela sans peser ou assumer les risques et les inconvénients, et parfois les conséquences néfastes. Plutôt que d'avoir des scientifiques au service de lobbies ou d'intérêts particuliers, Hervé Kempf propose une maîtrise publique de l'activité scientifique, pouvant même s'impliquer démocratiquement dans le choix des pistes de recherche. Vaste programme.
jeudi 12 juillet 2018
samedi 19 novembre 2016
progrès et triptyque républicain
J’ai
lu récemment un long article de Serge Paugam dont je reprends ci-dessous de
longues citations. Raymond Aron, dans Les
désillusions du progrès. Essai sur la dialectique de la modernité,
paru en 1969, retient 3 contradictions fondamentales de notre modernité et de son
lien au progrès, menant à des désillusions. Il est étonnant de constater que
ces 3 contradictions se superposent aux 3 termes de la devise
républicaine : notre modernité et son culte du progrès génère une tension
autour de ces 3 idéaux.
L’égalité
L’égalité
politique est le fondement du lien de citoyenneté, mais les inégalités dans le
monde du travail sont en grande partie fonctionnelles. L’écart entre
l’énonciation politique du principe d’égalité et la persistance d’inégalités
économiques et sociales jugées injustes est à l’origine de nombreuses
frustrations. Chaque individu est appelé à considérer ses compatriotes et, de
façon plus générale, l’ensemble des hommes comme des égaux en droits, mais à
rechercher en même temps à tirer le meilleur profit de ses propres capacités et
compétences en se distinguant des autres, en poussant le plus loin possible la
logique de la distinction statutaire. L’ambition prométhéenne et l’idéal
égalitaire sont difficilement compatibles.
La
liberté : dialectique de socialisation
Les
sociétés modernes valorisent en même temps la transmission dans le cadre d’institutions
dédiées, et l’autonomie des sujets. Dès 1893, Durkheim s’interrogeait sur cette
simultanéité : « Comment se fait-il que, tout en devenant plus
autonome, l’individu dépende plus étroitement de la société. » Le
fonctionnement de l’économie moderne implique des formes de complémentarité
entre les individus et les groupes et, par là-même, des formes nouvelles de
dépendance à l’égard des institutions globales qui régulent la société. Cette
dépendance peut être jugée excessive. Elle peut contraindre les individus en
leur assignant des fonctions déterminées parfois mal ajustées à leurs
compétences ou à leurs désirs jusqu’à étouffer leur aspiration à la liberté. Un
ordre social cohérent et stable se heurte à la méfiance à l’égard des
institutions trop envahissantes, entretient de façon presque mécanique le refus
d’obéir, de se soumettre, et favorise la dénonciation de toutes les formes
possibles d’aliénation.
La
fraternité : dialectique de l’universalité
Le progrès
scientifique, l’usage de techniques de production et de commercialisation
toujours plus raffinées, l’homogénéisation progressive des modes de
consommation et de communication conduisent inexorablement vers un monde
globalisé, au moins virtuellement universel. Les peuples peuvent-ils
s’opposer à cette évolution sans risquer de se marginaliser, voire de
disparaître ? Et pourtant, les particularismes de toutes sortes –
nationaux, régionaux, ethniques, religieux – ne cessent de se proclamer un peu
partout dans le monde. Tout se passe comme si cette recherche identitaire
fondée sur les traditions culturelles servait de contrepoint existentiel au
mouvement de mondialisation et se traduisait dans les faits par des tensions et
des conflits locaux.
progrès et décroissance
Mes contemporains et moi avons un a priori positif du progrès.
Avant le siècle des Lumières, les Hommes se faisaient l’idée d’un monde fixe, immuable et fini, cyclique comme les saisons. La notion de progrès, désignant à l’origine la marche en avant, est typiquement moderne. Concept central de la pensée des Lumières et des courants évolutionnistes, le progrès incarne la croyance dans le perfectionnement global et linéaire (voire exponentiel) de l'humanité. Mais le progrès est aujourd'hui presque uniquement associé à la technique. Le progrès économique englobe quant à lui de manière ambiguë à la fois l'idée de croissance (quantitative) et de meilleure efficacité (qualitative).
C’est contre cette ambiguïté entre le plus et le mieux que s‘élèvent les objecteurs de croissance, qui remettent en cause la croyance magique dans le progrès technique pour apporter des solutions aux crises auquel il a grandement contribué : crises énergétique, écologique, financière, alimentaire (on pourrait prolonger la liste).
Plusieurs sites développent cette analyse du progrès :
La décroissance et l’idée de progrès : entre progressisme et conservatisme critiques
lundi 5 septembre 2016
temps de travail : réduction oui, mais surtout ré-orientation
Cette réduction, argumentée (cf. 10 reasons for a shorter working week), ne sera probablement que temporaire. En effet, le renchérissement de l'énergie jusqu'à son coût réel, notamment par la prise en compte du coût de ses externalités négatives, nous demandera de ré-injecter du temps de travail pour palier à la raréfaction des énergies fossiles.
Et sans parler de maintenir un niveau de PIB, indicateur biaisé, il serait temps que ce temps passé au travail soit mis à profit pour développer, fabriquer, vendre, des produits et services utiles, beaux, durables, réparables.
jeudi 2 juin 2016
l'âge des low tech
Je lis ce livre fort intéressant de Philippe Bihouix :
Comme l'écrit Jean Monestier sur reporterre.net, "Un livre passionnant et tonifiant".
J'en partage le constat :
"L'enjeu n'est pas entre croissance et décroissance, mais entre décroissance subie - car la question des ressources nous rattrapera à un moment ou à un autre - ou décroissance choisie".
J'en partage les principes pour définir les solutions :
1. "remettre en cause les besoins" (cela passe aussi par se libérer de la pub)
2. "concevoir et produire réellement durable : relocalisation, répérabilité locale et convivialité"
3. "orienter le savoir vers l'économie de ressources"
4. "rechercher l'équilibre entre performance et efficacité"
5. "relocaliser sans perdre les bons effets d'échelle"
6. "démachiniser les services"
7. "savoir rester modeste"
Exemple ds pistes détaillées pour l'axe "remettre en cause les besoins" :
Comme l'écrit Jean Monestier sur reporterre.net, "Un livre passionnant et tonifiant".
J'en partage le constat :
"L'enjeu n'est pas entre croissance et décroissance, mais entre décroissance subie - car la question des ressources nous rattrapera à un moment ou à un autre - ou décroissance choisie".
J'en partage les principes pour définir les solutions :
1. "remettre en cause les besoins" (cela passe aussi par se libérer de la pub)
2. "concevoir et produire réellement durable : relocalisation, répérabilité locale et convivialité"
3. "orienter le savoir vers l'économie de ressources"
4. "rechercher l'équilibre entre performance et efficacité"
5. "relocaliser sans perdre les bons effets d'échelle"
6. "démachiniser les services"
7. "savoir rester modeste"
Exemple ds pistes détaillées pour l'axe "remettre en cause les besoins" :
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