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dimanche 1 novembre 2020

Taxe sur les Transactions Financières

 !

Vous aussi, demandez aux Chefs d’état et de gouvernement de créer au plus vite une Taxe sur les Transactions Financières pour donner plus de moyens aux systèmes de santé, au climat et à l’emploi : https://climateandjobs.eu/fr/


mardi 19 février 2019

pacte finance-climat

Alors que la BCE a crée plus de 2.500 milliards d'euros en deux ans et demi et que l’essentiel est parti à la spéculation, comment imaginer qu’on ne puisse pas investir autant d’argent, voire plus, pour le climat qui est une question de survie de l’Humanité.


Je vous invite à étudier cette proposition et signer cet appel aux chefs d'état et de gouvernements européens.

J'y retrouve ma proposition de faire voter périodiquement par le Parlement Européen les objectifs et missions de la BCE (plutôt que de les voir figés par la Constitution Européenne), et de donner comme première priorité à la BCE le financement d'un grand programme de transition énergétique et écologique.

jeudi 20 octobre 2016

création monétaire et "Glass-Steagall Act"

La réforme monétaire que je propose consiste à reprendre le contrôle de la création monétaire, de la placer sous contrôle démocratique et de lui affecter parmi ses missions celle de financer un programme de transition énergétique et écologique européen.

Les 2 premières mesures simultanées de Nicolas Bernabeu, candidat à laprimaire.org, sont dans la même veine :
- Autoriser la banque centrale à faire de la création monétaire par simple jeu d’écriture au profit du Trésor Public.
- Faire augmenter le taux de réserves obligatoires (actuellement 2 %) jusqu’à 100 %. Ceci revient à interdire la création de monnaie scripturale par les banques commerciales, qui deviennent de simples intermédiaires entre la Banque Centrale et l’économie réelle, et ainsi à contrôler efficacement ces banques qui ne réaliseront des profits qu’en fonction des services rendus à la société. Les réserves obligatoires n’étant bien sûr plus rémunérées par la BCE. 
- Que ce soit dans le système à réserves pleines (100 % monnaie) ou dans le système actuel à réserves partielles, il est indispensable, pour mieux contrôler les banques et réduire les risques pour leurs déposants, de les séparer en deux catégories étanches : banques de dépôt et banques de prêt. Certains auteurs proposent l’ajout d’une troisième catégorie : les banques d’investissement.


On retrouve cette troisième proposition dans bien des programmes, comme celui du Collectif Roosevelt : c'est le le Glass-Steagall Act de Franklin D. Roosevelt en 1933 aux Etats-Unis, ou la mesure prise par le gouvernement issu du Conseil national de la Résistance en 1945 en France.

Quant à la deuxième proposition sur les taux de réserves obligatoires, je peine à voir quel impact elle pourrait avoir sur notre économie, tant la création monétaire européenne semble décorrélée de toutes réserves :
(où M1 comprend les pièces et les billets en circulation dans le secteur non bancaire ainsi que les comptes bancaires courants, dépôts à vue des clients)

mercredi 5 octobre 2016

Investissements à Très Long Terme

J'ai cité précédemment les actions des transition énergétique, priorisées selon leur coût et leur potentiel de réduction d'émissions de gaz à effet de serre. Nouvelle Donne résume les axes qui permettront d’obtenir des résultats rapides dans la lutte contre le dérèglement du climat : efficacité énergétique, évolution des usages, et passage aux énergies renouvelables en lieu et place des énergies fossiles. Cela demande de modifier nos modes de production et de consommation, penser une activité humaine raisonnée et économique en ressources naturelles, développer l’agroécologie, l’agroforesterie, la permaculture, les circuits courts. Nous devons développer les modes de transports collectifs et propres. Nous devons investir massivement dans la rénovation thermique des bâtiments.

Au cours de mes lectures, j'ai noté que Philippe Murer chiffrait un plan d'investissements de transition énergétique à 1573 milliards d'euros sur 20 ans (soit 80 milliards d'euros par an), et considérait que le financement ne peut être que public au vu des enjeux et de la faible rentabilité à court terme de ces investissements.
Nouvelle Donne propose un plan Marshall pour le climat, par un traité européen qui donnerait à chaque pays un droit de tirage de 2% de son PIB, pendant 20 ans, pour des travaux d'économies d'énergie et de développement des énergies renouvelables. Pour la France, cela signifie 40 milliards d'euros par, à taux zéro, pendant 20 ans.
La Fabrique Écologique estime les besoins en investissement pour la France sont de l’ordre de 60 à 70 milliards d’euros par an, soit environ 3% du PIB national. A l’échelle européenne, les dépenses devant être consacrées à la transition énergétique sont estimées à 350-400 milliards d’euros par an sur 10 ans, soit, là-encore, environ 3% du PIB européen. "La puissance publique n'étant pas en mesure d’assumer seule et directement la charge de ces investissements", et les citoyens étant de plus en plus concernés par la question, la Fabrique Écologique propose de mettre en place un label « transition énergétique » pour les produits financiers, afin de mettre l'épargne au service de la transition énergétique.
Le comité Bastille propose un plan de financement de la transition biocompatible : financer les Investissements à Très Long Terme (ITLT, à un horizon de 30 à 100 ans) par la Banque Publique d'Investissement en empruntant 1000 milliards d'euros sur 10 ans. Ce qui permet d'attirer ces investisseurs, c'est la mise en place de la Taxe à l'Actif Net, que le comité Bastille nomme aussi Impôt Progressif sur le Patrimoine Dormant (IPPD).

Ces différentes propositions de financement peuvent se compléter : avant que l'épargne du grand public soit attiré vers les placements labellisés "transition énergétique" par la mise en place de la TAN et suive à hauteur de 100 milliards d'euros par an, le financement public peut fournir les fonds nécessaires, mais cela doit être strictement encadré, d'où cette limite annuelle de 2% du PIB, environ 40 milliards d'euros.

jeudi 5 février 2015

transition énergétique : le financement

Un grand intérêt de l'ouvrage cité précédemment est qu'il chiffre l'effort financier nécessaire à la transition énergétique, et la faisabilité de la financer.

En 2013, la synthèse des travaux du débat national sur la transition énergétique de la France estimait le besoin d’investissement cumulé  d’ici à 2050 à environ 2000 milliards d’euros (incluant les investissements dits « fatals », qui seraient réalisés de toute façon), quels que soient les choix techniques. Les 4 scénarii envisagés montraient une nette réduction du déficit énergétique extérieur, et ce dès 2020, avec une réduction cumulée d’ici à 2050 allant jusqu’à 3000 milliards  d’euros. Tous ces scénarii remboursaient les investissements par la réduction du déficit énergétique extérieur, avec un gain net cumulé d’ici à 2050 de l’ordre de 1000 milliards d’euros en cas de prix du pétrole haut, et de l’ordre de 300 milliards d’euros en cas de prix du pétrole bas.

A l'échelle française, Philippe Murer chiffre son plan à 1573 milliards d'euros d'investissements sur 20 ans, soit 80 milliards d'euros par an (pour comparaison, la facture énergétique de la France a atteint 79 milliards d'euros en 2012). Le même auteur estime à 182 milliards d'euros 2010 l'investissement des années 50 pour le développement du nucléaire français, auxquels s'ajoutent 12 milliards d'euros par an de coût de fonctionnement des centrales.
Pour garder un ordre de grandeur, lors des plans de sauvetage des banques de fin 2008, France, Allemagne et Grande-Bretagne ont garanti les opérations des banques pour un montant supérieur à 1000 milliards d'euros, et re-capitalisé les banques pour plus de 180 milliards d'euros.


Afin de réaliser ce programme, Philippe Murer considère que le financement ne peut être que public, avis que je partage au vu des montants engagés et de l'horizon d'investissement. Les projets solaires, éoliens, d'isolation, de production de biogaz ou développement de la filière hydrogène, seraient financés avec de l'argent créé par la Banque Centrale à un taux d'intérêt de 1.5%. Je suis convaincu que nous devons reprendre le contrôle de notre création monétaire et l'orienter vers des projets stratégiques décidés démocratiquement, et pas uniquement celui de contenir l'inflation. Cela pourrait faire l'objet d'un vrai Plan  européen  Énergie Climat  Pouvoir  d’achat.

Philippe Murer considère que son plan n'est viable qu'à la condition de re-nationaliser EDF, afin de gérer le risque que constituent les installations nucléaires et d'éviter qu'un groupe privé ne se constitue une situation de rente de revente d'énergie. La gestion du risque est effectivement un sujet à part entière mais s'applique plus aux centrales nucléaires existantes qu'aux futures installations. Pour la mise en œuvre de nouvelles infrastructures de production électriques, solaire et éoliennes, de production de biogaz ou d'hydrogène, des groupes privés me paraissent légitimes pour le financement préférentiel dans le cadre du plan de transition.

Enfin, pour éviter que les 1600 milliards d'euros injectés pour le plan de transition ne créé des emplois qu'à l'étranger, Philippe Murer propose l'instauration de tarifs douaniers d'environ 20%. C'est effectivement une mesure que l'on pourrait ajouter à mes propositions.

Par contre l'auteur propose de désobéir aux règles (voire de sortir) de l'Union Européenne pour mettre en œuvre son plan de transition, ce qui ne me parait pas souhaitable : j'y reviendrai.

mercredi 20 novembre 2013

monnaies locales complémentaires

Un des objectifs de la transition énergétique est de re-localiser l'économie, en particulier pour limiter les émissions de gaz à effet de serre et réduire notre dépendance aux énergies fossiles, mais aussi pour équilibrer la globalisation marchande et préserver notre milieu, notre qualité de vie, nos échanges humains. On parle bien ici de re-localiser, mais pas de s'enfermer dans un protectionnisme frileux ou rechercher l'autarcie.
http://jeanzin.fr/2009/07/14/relocalisation-mode-d-emploi/ http://www.proximites.net/Edito-du-no0

Pour re-localiser l'économie, un outil intéressant est celui des monnaies locales complémentaires.
Locale oui, mais forcément complémentaire, c'est-à-dire sans objectif de devenir monnaie unique et ne se substituant pas à l'euro. La monnaie locale vise uniquement à favoriser les échanges de proximité ; en particulier, les échanges payées en MLC échapperont à la TAC.
La MLC sera de préférence lancée par une association de citoyens, ce qui n'empêche pas la commune ou la communauté d'agglomération d'encourager cette initiative. Un bassin de 25000 habitants semble être l'ordre de grandeur intéressant pour une MLC.
La MLC sera proposée aux adhérents de l'association qui l'a lancé, citoyens consommateurs comme citoyens producteurs et commerçants. De préférence les produits et services proposées à la vente en MLC seront conformes aux objectifs de re-localisation. Si des entreprises locales adhèrent à l'association et proposent à leurs salariés de leur verser une part de leur salaire en MLC, l'adhésion et la part MLC devront rester à l'initiative du salarié. L'admistration locale pourra abonder très légèrement la part MLC, à titre incitatif.
http://lesecolohumanistes.fr/monnaie-locale-complementaire-exemple-gonette/

La MLC reste échangeable en euro auprès de l'association qui la soutient, à un cours fixe. Pour lutter contre la spéculation et éviter le crack, on limitera le montant échangeable par personne et par jour. L'association sera donc à la tête d'un capital en euros d'un montant égal au capital de MLC en circulation. Ce fond en euros devra être investi dans des projets conformes aux objectifs de l'association, par exemple pour financer des travaux d'isolation thermique ou des Entreprises à Mandat Sociétal.

Liens intéressants sur le sujet :
http://decroissance-elections.fr/monnaie-locale-activite-politique-locale/
http://jeanzin.fr/2007/05/18/les-monnaies-locales-un-outil-pour-la-relocalisation-de-l-economie/

mardi 31 juillet 2012

Bourse, instantanéité et courtermisme

High-frequency trading...

On peut effectuer 2 transactions financières à 10 microsecondes d'intervalle...
Ces transactions à haute fréquence réalisées par des algorithmes informatiques occupent une place importante dans nos marchés financiers.

Quelques exemples:
En novembre 2010 en Europe, le trading haute fréquence représentait environ 35 % des échanges.
En novembre 2011, 90% des ordres envoyés sur le marché actions et environ 30% des transactions sont émis par des traders à haute fréquence.
En juillet 2009, les transactions à haute fréquence génèreraient 73 % du volume de négociation d'actions sur les marchés des États-Unis.
En octobre 2016, les transactions à haute fréquence représentent, selon l’Autorité européenne des marchés financiers, entre 21 et 45 % des volumes de transactions réalisées sur les actions de la Bourse de Paris.

En juillet 2011, le temps moyen de détention d'une action américaine est estimé à 22 secondes !!

Les marchés financiers ne jouent plus leur rôle de lieu de rencontre entre projets et capitaux, et cela fait courir des risques à toute notre société.

La plupart des transactions boursières répondent à une logique purement spéculative : François Morin estime que 95 % du montant des transaction financières sert uniquement la spéculation. L'instantanéité possible des transactions a provoqué leur perte de finalité économique.

Au delà des transactions purement spéculatives, la Bourse dans son fonctionnement actuel favorise toujours ce qui contribue à la maximisation rapide du cours de l'action par n'importe quel moyen. Le courtermisme exige des entreprises une rentabilité élevée et immédiate.

Pour limiter la spéculation, la proposition la plus courante est une taxe sur les transactions financières. Cela reprend le principe de la taxe Tobin : taxer les transactions monétaires internationales limiterait la volatilité des taux de change. Mais limiter la spéculation ne supprime pas les effets pervers du courtermisme.

Pour rendre à la Bourse sa fonction première, celle de lieu de rencontre entre projets et capitaux, une bonne piste est de changer son rapport au temps.

J'ai décrit plus tôt une taxe dégressive de façon exponentielle avec le temps entre l’achat et la vente d’une action. Une action revendue dans l’heure serait taxée de 5%, dans le jour à 4% dans la semaine à 3%, dans le mois à 2% dans l’année à 1%, puis détaxé au-delà.

Cela ne répond pas à l'échelle de la microseconde... Pour cela, une autre idée : imposer de ne faire qu'une seule cotation par jour. Tous les ordres devront être passés avant 12h, et cotation rendue publique à 14h. Hop! les robots traders sont mis au chômage!!

Cela ne répond pas complètement aux souhaits des entrepreneurs, qui est de trouver des investisseurs réellement intéressés aux projets de leur entreprise sur le long terme.
Et pour cela la meilleure proposition entrevue jusque-là est celle de la « Bourse Ethique à Viscosité Assurée ». L'idée révolutionnaire est la suivante : lors de la revente d'une action, l’actionnaire verse automatiquement une partie de la plus-value à l’entreprise émettrice de l’action, selon une formule décroissant exponentiellement.

Limiter la volatilité ou introduire de la viscosité ?

dimanche 31 juillet 2011

Liberté monétaire européenne !

Le traité de Lisbonne spécifie qu'il est interdit à la BCE et aux banques centrales nationales de faire crédit à l'Union, aux Etats, et à toute administration ou organisme public (article 123).

Cela dans la droite ligne de la loi de janvier 1973 sur la Banque de France. Ces dernières années, cette loi est au cœur d’un débat sur l’endettement public et la création monétaire, résumé par le graphique ci-dessous représentant la situation post-1973 :
2 liens:
 Le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne spécifie que l'objectif principal du Système européen de banques centrales, ci-après dénommé «SEBC», est de maintenir la stabilité des prix. Sans préjudice de l'objectif de stabilité des prix, le SEBC apporte son soutien aux politiques économiques générales dans l'Union, en vue de contribuer à la réalisation des objectifs de l'Union (article 127).

Il faut changer cela:
  1. seule la BCE doit pouvoir créer la monnaie de l'Union, et l'on doit interdire de concéder le droit de création monétaire à des organismes privés,
  2. l'objectif de la BCE ne doit pas être figé dans la constitution européenne, mais défini et révisé démocratiquement par le parlement européen en fonction des objectifs de l'Union,
  3. la BCE doit être responsable de ses actes et de ses résultats devant le parlement européen.
En clair:
  • l'Europe doit pouvoir créer de la monnaie si nous en avons besoin, sans avoir à l'emprunter.
  • l'objectif principal de la BCE ne doit pas être de limiter l'inflation, mais doit être assujetti aux objectifs de l'Union Européenne (par exemple maximaliser le bien-être, lutter contre le chômage, assurer la survie à long terme de l'espèce humaine et de nos sociétés...).

jeudi 3 mars 2011

fiscalité et transactions financières

D'autres idées qui suivent leur chemin, idées de financement des dépenses publiques:
  • la TAMF: Taxe Automatique sur le Mouvements de fonds,
  • la TEB: Taxe sur les Ecritures Bancaires.
Cela ressemble de loin au principe à la Taxe Tobin, mais l'Europe mettrait en place ces systèmes de taxe sans attendre d'obtenir un consensus international.

ou encore: