La réforme monétaire que je propose consiste à reprendre le contrôle de la création monétaire, de la placer sous contrôle démocratique et de lui affecter parmi ses missions celle de financer un programme de transition énergétique et écologique européen.
Les 2 premières mesures simultanées de Nicolas Bernabeu, candidat à laprimaire.org, sont dans la même veine :
- Autoriser la banque centrale à faire de la création monétaire par simple jeu d’écriture au profit du Trésor Public.
- Faire augmenter le taux de réserves obligatoires (actuellement 2 %) jusqu’à 100 %. Ceci revient à interdire la création de monnaie scripturale par les banques commerciales, qui deviennent de simples intermédiaires entre la Banque Centrale et l’économie réelle, et ainsi à contrôler efficacement ces banques qui ne réaliseront des profits qu’en fonction des services rendus à la société. Les réserves obligatoires n’étant bien sûr plus rémunérées par la BCE.
- Que ce soit dans le système à réserves pleines (100 % monnaie) ou dans le système actuel à réserves partielles, il est indispensable, pour mieux contrôler les banques et réduire les risques pour leurs déposants, de les séparer en deux catégories étanches : banques de dépôt et banques de prêt. Certains auteurs proposent l’ajout d’une troisième catégorie : les banques d’investissement.
On retrouve cette troisième proposition dans bien des programmes, comme celui du Collectif Roosevelt : c'est le le Glass-Steagall Act de Franklin D. Roosevelt en 1933 aux Etats-Unis, ou la mesure prise par le gouvernement issu du Conseil national de la Résistance en 1945 en France.
Quant à la deuxième proposition sur les taux de réserves obligatoires, je peine à voir quel impact elle pourrait avoir sur notre économie, tant la création monétaire européenne semble décorrélée de toutes réserves :
(où M1 comprend les pièces et les billets en circulation dans le secteur non bancaire ainsi que les comptes bancaires courants, dépôts à vue des clients)
Juste quelques idées pour contribuer au débat et préparer nos avenirs, par un bricolo de la politique et de l'économie.
jeudi 20 octobre 2016
croissance et dette (2)
A la suite de ce billet, je lis maintenant l'analyse de Manicore datant de fin 2014 :
la quantité totale de ressources naturelles transformées par notre activité, que nous appelons parfois "production industrielle", est passée par un maximum en 2007 et est désormais en baisse, tout comme notre approvisionnement énergétique.
Si le PIB est revenu au niveau de 2007, c’est grâce à une production "non physique", vraisemblablement faite de bulles d’actifs, allant de pair avec un endettement qui a explosé.
la quantité totale de ressources naturelles transformées par notre activité, que nous appelons parfois "production industrielle", est passée par un maximum en 2007 et est désormais en baisse, tout comme notre approvisionnement énergétique.
Si le PIB est revenu au niveau de 2007, c’est grâce à une production "non physique", vraisemblablement faite de bulles d’actifs, allant de pair avec un endettement qui a explosé.
mardi 18 octobre 2016
promesses des candidats, dépenses des élus
Wikipedia l'affirme : "les pratiques électoralistes des élus politiques peuvent conduire à la pratique de mauvaises politiques budgétaires : les gouvernements en place augmentent classiquement les dépenses publiques à l’approche des élections".
Je lis dans "Le management de la performance publique locale", de M. Guenoun : "Ce sont essentiellement les travaux de Buchanan et Tullock (1962) qui ont jeté les bases de cette approche en étudiant les décisions politiques. Ces dernières, et singulièrement celles qui ont trait aux dépenses publiques, dépendent d’un calcul et d’un raisonnement comparant les coûts et les avantages. A l’image du marché, l’Etat est conçu comme un mécanisme à travers lequel les hommes tentent de réaliser leurs objectifs. Les politiciens cherchent à être réélus, ce qui crée un cycle politique de dépenses (élevées à la veille des élections). Ainsi, l’homme politique a pour but l’accès ou le maintien au pouvoir : pour y parvenir, il tend à multiplier les actions de redistribution et d’équipement publics, afin de satisfaire les revendications de groupes de pression dont le soutien est jugé comme indispensable. Les dépenses à financer sont donc celles voulues par l’électeur-médian (au centre de l’échiquier politique). En conséquence, l’accroissement des dépenses publiques ne correspond pas à l’intérêt général mais à des intérêts particuliers."
Le candidat est tenté de cibler dans ses promesses les électeurs dont il a besoin du soutien, en augurant du taux de croissance dont il a besoin pour faire ces dépenses, alors que ce taux de croissance (du PIB) dépendra surtout de l'énergie (démagogie sans énergie, selon Manicore).
Le candidat est tenté de promettre de réduire les prélèvements et d'augmenter les dépenses.
L'élu candidat est tenté de présenter un budget trop optimiste par rapport à la situation réelle.
Le candidat fraîchement élu termine finalement sa première année avec un solde plutôt négatif, comme analysé ici :
L’AFEP a étudié les résultats des finances publiques enregistrés lors des onze années « électorales » depuis 1974 (présidentielles ou législatives) : « Il en ressort que le solde public s’est amélioré à quatre reprises par rapport à l’année précédente, soit environ un cas sur trois. A chaque fois cette amélioration s’est accompagnée d’une hausse du taux de prélèvements obligatoires, supérieure à celle du taux de dépense. », résume Olivier Chemla. Dans les sept autres cas étudiés par l'AFEP, la hausse du déficit au lendemain d’élections s’explique principalement par une progression des dépenses et, à un degré moindre, une baisse du taux de prélèvement obligatoire. Autrement dit, seuls les candidats ayant augmenté les impôts dès leur arrivée au pouvoir ont réussi à réduire les déficits. Les autres, à peine élus, se sont empressés de réduire les taxes pour remercier leurs électeurs, avec des résultats négatifs sur les déficits.
On lit effectivement ailleurs que "les programmes d’austérité proconjoncturels sont apparemment moins répandus durant les années électorales" dans les pays de l'OCDE.
Pas très encourageant... Est-ce que limiter le nombre de mandats consécutifs à 2 est suffisant pour lutter contre ces mauvaises habitudes?
Je lis dans "Le management de la performance publique locale", de M. Guenoun : "Ce sont essentiellement les travaux de Buchanan et Tullock (1962) qui ont jeté les bases de cette approche en étudiant les décisions politiques. Ces dernières, et singulièrement celles qui ont trait aux dépenses publiques, dépendent d’un calcul et d’un raisonnement comparant les coûts et les avantages. A l’image du marché, l’Etat est conçu comme un mécanisme à travers lequel les hommes tentent de réaliser leurs objectifs. Les politiciens cherchent à être réélus, ce qui crée un cycle politique de dépenses (élevées à la veille des élections). Ainsi, l’homme politique a pour but l’accès ou le maintien au pouvoir : pour y parvenir, il tend à multiplier les actions de redistribution et d’équipement publics, afin de satisfaire les revendications de groupes de pression dont le soutien est jugé comme indispensable. Les dépenses à financer sont donc celles voulues par l’électeur-médian (au centre de l’échiquier politique). En conséquence, l’accroissement des dépenses publiques ne correspond pas à l’intérêt général mais à des intérêts particuliers."
Le candidat est tenté de cibler dans ses promesses les électeurs dont il a besoin du soutien, en augurant du taux de croissance dont il a besoin pour faire ces dépenses, alors que ce taux de croissance (du PIB) dépendra surtout de l'énergie (démagogie sans énergie, selon Manicore).
Le candidat est tenté de promettre de réduire les prélèvements et d'augmenter les dépenses.
L'élu candidat est tenté de présenter un budget trop optimiste par rapport à la situation réelle.
Le candidat fraîchement élu termine finalement sa première année avec un solde plutôt négatif, comme analysé ici :
L’AFEP a étudié les résultats des finances publiques enregistrés lors des onze années « électorales » depuis 1974 (présidentielles ou législatives) : « Il en ressort que le solde public s’est amélioré à quatre reprises par rapport à l’année précédente, soit environ un cas sur trois. A chaque fois cette amélioration s’est accompagnée d’une hausse du taux de prélèvements obligatoires, supérieure à celle du taux de dépense. », résume Olivier Chemla. Dans les sept autres cas étudiés par l'AFEP, la hausse du déficit au lendemain d’élections s’explique principalement par une progression des dépenses et, à un degré moindre, une baisse du taux de prélèvement obligatoire. Autrement dit, seuls les candidats ayant augmenté les impôts dès leur arrivée au pouvoir ont réussi à réduire les déficits. Les autres, à peine élus, se sont empressés de réduire les taxes pour remercier leurs électeurs, avec des résultats négatifs sur les déficits.
On lit effectivement ailleurs que "les programmes d’austérité proconjoncturels sont apparemment moins répandus durant les années électorales" dans les pays de l'OCDE.
Pas très encourageant... Est-ce que limiter le nombre de mandats consécutifs à 2 est suffisant pour lutter contre ces mauvaises habitudes?
samedi 15 octobre 2016
promesses des candidats
Machiavel a écrit : "Un prince bien avisé ne doit point accomplir sa promesse lorsque cet accomplissement lui serait nuisible, et que les raisons qui l'ont déterminé à promettre n'existent plus".
Je peux comprendre l'argument du changement du contexte économique, national ou international, s'il est utilisé honnêtement. Mais je ne peux pas accepter que l'intérêt individuel du prince soit mis avant l'intérêt commun, et encore moins dans nos démocraties où l'élu d'aujourd'hui est bien souvent le candidat de demain, dont l'intérêt individuel est trop souvent celui d'être élu à tout prix.
L'adage dit "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" : la phrase a été attribuée à Henri Queuille, et mise dans la bouche de nombreux élus comme Charles Pasqua ou Jacques Chirac.
"Demain on rase gratis" !
Comment faire pour les candidats aux élections ne fassent pas toutes sortes de promesses intenables, et que les élus mettent en oeuvre le programme pour lequel ils ont été élus?
Contre la "publicité électorale mensongère", Trazibule propose de promulguer cette loi :
"Tout discours, annonces politiques, ou écrits officiels, sont considérés dorénavant comme des contrats passés entre l'orateur et ses électeurs, en cas de manquement ou de rupture de ces contrats, par exemple en cas de promesse non tenue, ou de mensonge sur des faits vérifiables, l'élu perd son mandat et une nouvelle élection doit être organisée, les électeurs gardant toujours la possibilité, s'ils le désirent, de demander réparation en justice pour raison pour publicité mensongère, ou abus de confiance, et de se faire rembourser les frais occasionnés par le temps perdu et la nouvelle élection.
Suivant les dommages constatés, cette réparation judiciaire pouvant au minimum appliquer les mêmes sanctions qu'en cas de rupture abusive de contrat par une entreprise de type commerciale ou en cas d'abus de confiance comme pour une profession libérale, avec notamment la responsabilité personnelle des dirigeants."
L'objectif n'est pas de décourager les citoyens à s'engager en politique, mais de responsabiliser les candidats. Dans cette proposition, je trouve dommage que cela entraîne la judiciarisation du lien entre un élu et ses électeurs.
Le même Trazibule propose que nos représentants dans nos assemblés prêtent le serment déontologique suivant lors de leur prise de fonction :
"Je m’engage à agir pour le bien de tous les citoyens de la république en commençant par le plus faible d’entre eux, dans le respect des libertés, le respect de la justice et de la laïcité en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi, avec la volonté d’agir pour assurer la paix et le bien-être pour tous les peuples. En cas de non respect de cet engagement je reconnais n'avoir plus aucun droit à représenter mes concitoyens du jour de ce reniement et pour toutes élections à venir".
Ici encore, l'objectif n'est pas mettre la suspicion sur tous les politiques, mais bien de responsabiliser les élus.
Je peux comprendre l'argument du changement du contexte économique, national ou international, s'il est utilisé honnêtement. Mais je ne peux pas accepter que l'intérêt individuel du prince soit mis avant l'intérêt commun, et encore moins dans nos démocraties où l'élu d'aujourd'hui est bien souvent le candidat de demain, dont l'intérêt individuel est trop souvent celui d'être élu à tout prix.
L'adage dit "Les promesses n'engagent que ceux qui y croient" : la phrase a été attribuée à Henri Queuille, et mise dans la bouche de nombreux élus comme Charles Pasqua ou Jacques Chirac.
"Demain on rase gratis" !
Comment faire pour les candidats aux élections ne fassent pas toutes sortes de promesses intenables, et que les élus mettent en oeuvre le programme pour lequel ils ont été élus?
Contre la "publicité électorale mensongère", Trazibule propose de promulguer cette loi :
"Tout discours, annonces politiques, ou écrits officiels, sont considérés dorénavant comme des contrats passés entre l'orateur et ses électeurs, en cas de manquement ou de rupture de ces contrats, par exemple en cas de promesse non tenue, ou de mensonge sur des faits vérifiables, l'élu perd son mandat et une nouvelle élection doit être organisée, les électeurs gardant toujours la possibilité, s'ils le désirent, de demander réparation en justice pour raison pour publicité mensongère, ou abus de confiance, et de se faire rembourser les frais occasionnés par le temps perdu et la nouvelle élection.
Suivant les dommages constatés, cette réparation judiciaire pouvant au minimum appliquer les mêmes sanctions qu'en cas de rupture abusive de contrat par une entreprise de type commerciale ou en cas d'abus de confiance comme pour une profession libérale, avec notamment la responsabilité personnelle des dirigeants."
L'objectif n'est pas de décourager les citoyens à s'engager en politique, mais de responsabiliser les candidats. Dans cette proposition, je trouve dommage que cela entraîne la judiciarisation du lien entre un élu et ses électeurs.
Le même Trazibule propose que nos représentants dans nos assemblés prêtent le serment déontologique suivant lors de leur prise de fonction :
"Je m’engage à agir pour le bien de tous les citoyens de la république en commençant par le plus faible d’entre eux, dans le respect des libertés, le respect de la justice et de la laïcité en assurant l’égalité de tous les citoyens devant la loi, avec la volonté d’agir pour assurer la paix et le bien-être pour tous les peuples. En cas de non respect de cet engagement je reconnais n'avoir plus aucun droit à représenter mes concitoyens du jour de ce reniement et pour toutes élections à venir".
Ici encore, l'objectif n'est pas mettre la suspicion sur tous les politiques, mais bien de responsabiliser les élus.
pièges...
Petit retour sur moi-même, et mes élucubrations politico-économiques initiées en 2011 : je suis déjà tombé dans certains pièges, peut-être classiques d'un bricolo des idées dans mon genre. Sans hiérarchisation ni chronologie :
- le piège d'évaluer quantitativement des solutions, avant même d'avoir bien cerné les problématiques, recherché les causes, qualifier et peser les enjeux. C'est probablement dans ce piège que je suis tombé quand je me suis intéressé aux effectifs de l'éducation nationale, et peut-être au système des retraites en cherchant la viabilité par l'équilibre à tout prix. Ce piège, je le considère comme un moyen de re-diriger mes réflexions et de les accélérer comme une comète accélérée après avoir frôlé une planète.
- le piège des idées simples, voire simplistes. C'est peut-être dans ce piège que je suis tombé quand j'ai évalué la Taxe sur les Excédents Commerciaux. C'est sans doute un travers du non-expert découvrant un sujet. Si je me présentais devant les électeurs avec ces idées toutes faites, on pourrait en cela me qualifier de populiste, voire de démagogue. Ce piège, j'accepte d'y tomber à la condition d'y rebondir.
- le piège des solutions radicales. C'est sans doute le cas de ma proposition de monarchie héréditaire écologique, et dans une moindre mesure celle de salaire maximum autorisé. Une idée qui me parait bonne, mais qui être un repoussoir pour une grande partie des citoyens. Dans ce cas peut-être vaut-il mieux renoncer à hérisser le poil de la majorité, pour rendre audible le reste de son message. Ce n'est pas mon choix sur ce blog, dans lequel je tente de construire un programme cohérent, y compris en y incluant des propositions radicales. Ce dernier piège, je l'assume.
jeudi 13 octobre 2016
le long terme en politique (3) : conseil des sages et indicateur de positivité économique
Article très intéressant de Bernard Perret, économiste : le dangereux court-termisme de la démocratie
"Devant Ie triomphe du court-termisme et de la démagogie, on en viendrait presque à douter de la démocratie. Les primaires, de ce point de vue, ne constituent pas vraiment un progrès. [...] Dans le droit fil de ce constat, le philosophe Dominique Bourg défend depuis des années l'idée que nos démocraties doivent être réformées pour mieux prendre en compte les intérêts des générations futures [...] : l'exacerbation des rivalités conduit à une focalisation sur les enjeux de court terme. Outre l'occultation des problèmes écologiques, cette dérive explique l'aggravation des déficits publics à la veille des élections, un fait analysé de longue date par la science politique. Pour s'attirer les bonnes grâces des électeurs, mieux vaut flatter leurs égoïsmes catégoriels, même lorsque ceux-ci les rendent myopes et incapables de voir où se trouvent leurs véritables intérêts.
L'idée n'est pas, on s'en doute, de remplacer la démocratie par un autre régime, mais de l'amender en créant de nouvelles institutions susceptibles de contrebalancer le biais court-termiste de la logique représentative. Concrètement, il s'agirait notamment de créer une « académie du futur », assemblée de sages et d'experts qui aurait pour unique mission d'évaluer les décisions importantes du point de vue de leurs conséquences pour les générations futures.
"
Cette "académie pour le futur" ressemble à mon "conseil des sages", chargé d’évaluer les effets à long terme de toute politique générale et toute loi, et d'être les représentants des générations à venir. Indispensable, car une grande part des décisions d'investissement prises aujourd'hui vivront la majorité de leur vie dans le monde d'après les pics pétroliers et gaziers, et au climat plus chaud et plus perturbé qu'actuellement :
Une autre option était d'avoir dans nos assemblées législatives des représentants des générations futures, mais quelle part leur attribuer et comment les nommer ?
Un outil pour ce conseil pourrait être le positive economy index.
Je cite Jacques Attali : "L’économie positive vise à réorienter les démocraties de marché vers la prise en compte des enjeux de long-terme. L’altruisme envers les générations futures y est un moteur plus puissant que l’individualisme animant aujourd’hui l’économie de
marché".
"Devant Ie triomphe du court-termisme et de la démagogie, on en viendrait presque à douter de la démocratie. Les primaires, de ce point de vue, ne constituent pas vraiment un progrès. [...] Dans le droit fil de ce constat, le philosophe Dominique Bourg défend depuis des années l'idée que nos démocraties doivent être réformées pour mieux prendre en compte les intérêts des générations futures [...] : l'exacerbation des rivalités conduit à une focalisation sur les enjeux de court terme. Outre l'occultation des problèmes écologiques, cette dérive explique l'aggravation des déficits publics à la veille des élections, un fait analysé de longue date par la science politique. Pour s'attirer les bonnes grâces des électeurs, mieux vaut flatter leurs égoïsmes catégoriels, même lorsque ceux-ci les rendent myopes et incapables de voir où se trouvent leurs véritables intérêts.
L'idée n'est pas, on s'en doute, de remplacer la démocratie par un autre régime, mais de l'amender en créant de nouvelles institutions susceptibles de contrebalancer le biais court-termiste de la logique représentative. Concrètement, il s'agirait notamment de créer une « académie du futur », assemblée de sages et d'experts qui aurait pour unique mission d'évaluer les décisions importantes du point de vue de leurs conséquences pour les générations futures.
"
Cette "académie pour le futur" ressemble à mon "conseil des sages", chargé d’évaluer les effets à long terme de toute politique générale et toute loi, et d'être les représentants des générations à venir. Indispensable, car une grande part des décisions d'investissement prises aujourd'hui vivront la majorité de leur vie dans le monde d'après les pics pétroliers et gaziers, et au climat plus chaud et plus perturbé qu'actuellement :
Une autre option était d'avoir dans nos assemblées législatives des représentants des générations futures, mais quelle part leur attribuer et comment les nommer ?
Un outil pour ce conseil pourrait être le positive economy index.
Je cite Jacques Attali : "L’économie positive vise à réorienter les démocraties de marché vers la prise en compte des enjeux de long-terme. L’altruisme envers les générations futures y est un moteur plus puissant que l’individualisme animant aujourd’hui l’économie de
marché".
Voilà d'ailleurs un intéressant indicateur alternatif par sa construction, avec ces résultats
...potentiel indicateur de cap.
efficacité des systèmes d'éducation
J'avais espéré trouver un lien entre le score PISA et différents paramètres des systèmes d'éducation.
J'ai fait quelques tests avec le nombre d'élèves par enseignant... sans résultat...
(étude réalisée avec les pays suivants : Royaume-Uni, France, Japon, Allemagne, Pays-Bas, Etats-Unis, Finlande, Espagne, Belgique, Italie, Suède. Le point rouge est la moyenne des pays de l'OCDE, le point jaune celui de la France).
Rien de bien concluant, c’est donc que l'efficacité des systèmes éducatifs doit venir d'autres facteurs. J'ai parfois des idées trop simplistes...
J'ai fait quelques tests avec le nombre d'élèves par enseignant... sans résultat...
ou avec les dépenses d'éducation, en parité de pouvoir d'achat ou % du PIB national... sans résultat...
ou avec le nombre d'heures de cours de maths... sans résultat...
Rien de bien concluant, c’est donc que l'efficacité des systèmes éducatifs doit venir d'autres facteurs. J'ai parfois des idées trop simplistes...
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