mardi 3 juillet 2012

référendum d'initiative "populaire"

Tout citoyen, apportant la preuve (par pétition par exemple) du soutien de 2% des électeurs inscrits, pourra provoquer l’organisation d’un vote de la population concernée, dont le résultat s’imposera à tous.
Ce référendum d'initiative citoyenne doit être possible à tous les niveaux territoriaux, de la Commune à l’Union européenne.

Ce référendum pourra abroger tout ou partie d’une loi ou en proposer de nouvelles, dans le respect des prérogatives et des compétences de l'échelon adminstratif concerné.

diplomatie

économiser les représentations diplomatiques de pays de l'Union Européenne dans les autres pays de l'Union Européenne: gain de 702 ambassades!!

regrouper les représentations diplomatiques des 27 pays européens dans les pays ne justifiant pas cette débauche de moyens, et ne conserver plusieurs ambassades européennes que dans les pays où cela présente réellement un intérêt.

Imaginerait-on une ambassade du Texas au Népal ou une ambassade de l'Alaska au Zimbabwe ??

jeudi 19 avril 2012

petit programme 2012

Le jour fatidique approche, et cela fait bien longtemps que je n'ai rien publié sur ce blog.

Voici mon catalogue de mesures :

Une économie qui soit au service de l’Homme, et non le contraire.
Au service de l’Homme, c’est-à-dire également les femmes et les hommes qui ne vivent pas en Europe, et ceux qui naitront sur notre planète Terre dans les siècles à venir.

Pour les générations futures, alléger le fardeau de la dette, financière comme écologique
Ne plus vivre au dessus de nos moyens !

Arrêter de se fixer comme un objectif national ou européen la croissance (sous-entendu, croissance du Produit Intérieur Brut)
Une "bonne" comptabilité nationale devrait, comme pour une entreprise :
  • compter en positif les biens que nous avons créés,
  • compter en négatif les ressources que nous avons consommées (par exemple la diminution des stocks d'hydrocarbures), ou les stocks que nous dégraderons plus tard à cause de notre activité présente.
On ne peut vivre de manière durable dans une société dans laquelle la croissance est la condition indispensable pour garantir les salaires, l’emploi, les dépenses publiques ou de sécurité sociale, etc…
Viser une croissance infinie du PIB, c’est vivre en déséquilibre permanent.

Libre-échange et protectionnisme
Taxes d’importation fixées à l’échelle européenne, construites objectivement sur 3 critères :
1)     taxe compensant la différence de coût du travail entre les pays
2)     taxe compensant la différence d'engagement des pays dans les dépenses sociales
3)     taxe sur les émissions de CO2 causées par le transport depuis le pays de fabrication
Aller à la bagarre avec l'OMC et l'Union Européenne pour que la concurrence déloyale cesse, et mettre en place toutes les mesures qui permettent de relocaliser les économies : il me parait important de réformer l’OMC pour y intégrer au moins un des principes de la Charte de La Havane: l’équilibre de la balance des paiements (aucun pays ne doit vendre à un autre plus qu’il ne lui achète, un pays connaissant un déficit trop fort peut prendre des mesures de restrictions aux importations) ;
Il faudrait inscrire dans les accords de l’OMC des lois de réciprocité empêchant ou pénalisant le dumping social, monétaire, fiscal et écologique, tout produit importé devant respecter les normes écologiques de production du pays acheteur.

Instaurer une Taxe Carbone
Fixée à 100€ la tonne équivalent carbone avec un objectif d’atteindre 150€ dans 5 ans, cette taxe sera appliquée, pour commencer, à l'importation en Europe et à l'extraction en Europe des énergies fossiles, avec un mécanisme d’augmentation mensuelle continue du taux de taxation pour atteindre 150€ dans 5 ans et continuer sur la même pente (en contrepartie, suppression des autres taxes sur l’énergie, notamment la TIPP).
Nous rentrons dans une période où l’énergie deviendra rare, donc chère. Mieux vaut devenir moins dépendant maintenant au prix de quelques sacrifices tout en se donnant l’opportunité d’inventer ce dont le Monde aura besoin, plutôt que de continuer à vivre dans l’illusion jusqu’au jour où…

Reprendre le contrôle de la création monétaire
·         notre Banque Centrale (de préférence européenne) doit avoir le droit d’émettre notre monnaie, et l'on doit interdire de concéder ce droit à des organismes privés.
·         notre Banque Centrale (de préférence européenne) doit avoir le droit de prêter directement aux Etats, éventuellement en émettant des « euro-bonds », ou bons du Trésor.
·         les objectifs de notre Banque Centrale doivent être définis démocratiquement, par exemple par notre Parlement, et non figés dans la constitution.
·         notre Banque Centrale doit être responsable de ses actes et de ses résultats devant notre Parlement.

Basculer progressivement le financement de la protection sociale des charges pesant sur le travail à la Taxe A la Consommation, non remboursable, avec un taux de 12% sur toutes les ventes facturées de produits et services, pour remplacer les cotisations salariées et employeurs. Ce basculement se ferait en maintenant les niveaux de salaires bruts, les salaires nets devenant progressivement les salaires bruts (le coût du travail diminue car les cotisations employeurs disparaissent ; le pouvoir d’achat augmente car les salaires nets augmentent). Seules les cotisations pour les retraites resteraient prélevées sur les salaires.

Investir au niveau européen dans :
Énergies renouvelables et technologies de rupture énergétique ; logements à haute efficacité énergétique ; biotechnologies ; infrastructures (plutôt outils de travail et communication à distance plutôt qu’autoroutes et aéroports) ; santé ; éducation et recherche.
Rénovation thermique des logements, rénovation des bâtiments anciens mal isolés, production d’énergie renouvelable, transports collectifs et « doux », agriculture soutenable, protection de la biodiversité et sobriété dans la consommation des matières premières.

Règle(s) d’Or
Il me parait important d'inscrire dans les Constitutions de nos pays européens des règles prévoyant un retour progressif à l'équilibre budgétaire. Plus généralement, il faut que chaque loi soumise au vote des assemblées soit accompagnée d’un bilan budgétaire (chiffrage budgétaire de la mise en application de la proposition de loi, avec projection à long terme, et plan de financement associé), d’un bilan écologique, sociétal, etc…

Généraliser en Europe le système de financement des retraites « à la Suédoise », harmonisé entre les fonctionnaires et les autres catégories de travailleurs. Suppression de tous les régimes "spéciaux" et intégration dans le régime général.

Réformer l’Impôt sur le Revenu 
Imposer au même taux les revenus du travail et du capital, avec des taux progressifs allant de 1% à 50%. Suppression des niches fiscales.

Tarification progressive pour l’eau, d’un côté, l’électricité et le gaz de l’autre, pour les particuliers, les limites de progression des tarifs dépendant de la composition familiale.

Réviser le statut des fonctionnaires
Les cadres des fonctions régaliennes (armée, police, justice, impôts) conservent un statut particulier, avec des engagements sur la durée, loyauté, confidentialité, etc… Les autres services publics (armée, police, justice, impôts, services sociaux, services de santé, éducation…) emploient des salariés ayant le même statut que dans le privé.

Réformer l’impôt sur les Sociétés
Mettre en place un prélèvement à la source pour les seuls revenus distribués (aux actionnaires ou aux salariés) sur les bénéfices égal au taux marginal d'imposition de 50 %. Il faudrait trouver également un moyen d’inciter à un partage équitable entre salariés et actionnaires.

Taxe sur les transactions financières
Une taxe Tobin classique à l’échelle européenne, à un taux faible, mais aussi une taxe dégressive de façon exponentielle avec le temps entre l’achat et la vente d’action. Ainsi une action revendue dans l’heure est taxée de 5%, dans le jour à 4% dans la semaine à 3%, dans le mois à 2% dans l’année à 1%, sinon zéro taxe pour qui sait attendre.

Instauration de salaires minimums européens pour les pays qui n’en ont pas, fixés dans chaque pays à 50% du salaire médian du pays (ou 40% du salaire moyen du pays). Harmonisation progressive sur 10 ans de ces salaires minimums vers un salaire minimum européen (pondération des salaires minimums des différents pays par leur poids dans le PIB de l’Union Européenne).

Instauration d’un salaire maximum
Limiter à 40 le rapport maximum entre le salaire minimum et le salaire maximum dans une même entreprise ; fixer pour chaque pays européen un salaire maximum égal à 40 fois le salaire médian du pays.
Faire voter par l'assemblée générale des actionnaires (chaque action donnant droit à une voix) le salaire du PDG ainsi que les rémunérations des administrateurs (jetons de présence).

Non-cumul des mandats
Interdire d'avoir simultanément plus de 2 fonctions "publiques" (i.e. 2 maximum admis),

Renouvellement des responsables politiques
Interdire d'enchaîner consécutivement plus de 2 mandats de même nature (i.e. 2 maximum admis), par exemple député.
Elire le Président de la République Française au scrutin Condorcet.

Harmonisation(s) européennes(s)
Se fixer comme objectifs d’harmoniser entre pays européens en 10 ans les indicateurs suivants vers leur moyenne européenne pondérée par le poids du PIB de chaque pays dans l’Union Européenne :
·         Salaire minimum
·         Poids des dépenses des administrations publiques en % du PIB
·         Les taux marginaux d’imposition sur la consommation, sur le travail, sur le capital
·         Poids des dépenses de santé en % du PIB
·         Poids des dépenses d’éducation en % du PIB

Principe de subsidiarité et principe de suppléance
La responsabilité d'une action publique nécessaire doit être allouée à la plus petite entité capable de résoudre le problème d'elle-même.
Quand les problèmes excèdent les capacités d'une petite entité, l'échelon supérieur a alors le devoir de la soutenir.

Cure de minceur de l’Etat français
Suppression des départements, diminution du nombre de régions, diminution du nombre de députés et sénateurs…

mardi 3 janvier 2012

piège...

Je m'aperçois que je tombe dans le piège de foncer tête baissée dans une bataille de chiffres, au risque de me perdre dans le labyrinthe des possibilités et surtout de ne regarder que les limites de la faisabilité...
Mais l'important est de garder le regard fixé sur l'objectif, avec un idéal dans le fond du cerveau et du coeur. L'objectif, ce serait de garder vivante et créatrice notre civilisation européenne, sa philosophie, ses arts, ses idéaux. Idéaux que l'on peut résumer par la devise de la République Française: Liberté, Egalité, Fraternité. Un idéal à garder en tête, tout en recherchant l'équilibre entre ces 3 principes, avec un oeil constamment dans le rétroviseur de nos Histoires.
Cela passe aussi par le maintien de son agriculture, son industrie, sa vie culturelle...et ceci est une lutte.

Je me précipite vers des tentatives de solutions au lieu de relire Antoine de Saint-Exupéry nous dire :
If you want to build a ship, don't herd people together to collect wood and don't assign them tasks and work; but, rather, teach them to long for the endless immensity of the sea”.

jeudi 29 décembre 2011

financement de la protection sociale

Une infographie du Monde permet de remettre ce sujet sur le tapis:

Pour rappel, ma proposition consitait à financer ainsi les 430 milliards d'euros du budget de la protection sociale française:
* 80% par la Taxe A la Consommation,
* 10% par le nouvel impôt sur les revenus (du travail et du capital),
* 10% par des impôts affectés.

Si l'on considère que le cout global de la Protection Sociale (tout confondu, y compris l’aide sociale aux plus démunis) est de 580 milliards d’euros par an en France, et en retenant le financement des retraites "à la suédoise" des 195 milliards d'euros de dépenses de la branche vieillesse, on pourrait imaginer financer ainsi l'ensemble de la protection sociale:
* 195 milliards d'euros de retraites financés "à la suédoise",
* environ 40 milliards d'euros d'impôts "affectés" (impôts sur l'alcool, le tabac, les armes, assurances automobiles...),
* 345 milliards d'euros financés par la Taxe A la Consommation.
Bien entendu, les retraites des fonctionnaires seraient gérées de la même manière que les retraites du secteur privé.

Cette nouvelle distribution permet de réserver les revenus générés par l'Impôt sur le Revenu au budget de l'Etat (ce qui est quand même bien logique), et l'organisme de protection sociale reversera une partie des revenus de la Taxe A la Consommation à ce même budget de l'Etat.

lundi 26 septembre 2011

taxe carbone (2)

La fiscalité sur les carburants existe déjà, et l'on peut calculer un taux effectif en divisant la somme des recettes fiscales perçues sur les combustibles fossiles par leur contenu en CO2.

Cela donne par exemple un taux effectif d’imposition des carburants de 155€/tCO2 pour la France en 2006 (130€/tCO2 pour l'Union Européenne), pas si éloignée des 150€/tCO2 que je propose. Autre ordre de grandeur: la TIPP sur le diesel équivalait en 2006 à 158€/tCO2.

Par contre il existe de nombreuses exonérations de TIPP, et les énergies fossiles autres que les carburants sont taxés très différement. Les taux effectifs d’imposition des combustibles fossiles hors carburant et électricité sont de 7€/tCO2 pour la France en 2006 (7€/tCO2 pour l'Union Européenne).

La taxe carbone implicite est par ailleurs très disparate entre les pays de l'Union Europénne, puisqu'aucune harmonisation fiscale n'a été entreprise jusque-là:

comme pour d'autres sujets, je propose donc une transition progressive, lissée sur quelques années, entre les taxes actuelles pesant sur les énergies fossiles vers la taxe carbone européenne harmonisée.

Le traitement restera brutal, mais il nous faut apprendre à vivre en payant le vrai prix de l'énergie plutôt que de continuer à se mentir et à fermer les yeux pour ne pas voir le mur arriver.

mercredi 21 septembre 2011

Education: nombre de profs

L'éducation doit être l'une des priorités de l'Etat, en terme de moyens (financiers et humains) et donc également en terme d'efficacité des moyens engagés. Des statistiques diverses montrent que ce n'est pas forcément les pays qui augmentent le plus leurs dépenses d'éducation par élève qui voient les résultats de leurs élèves progresser le plus :


Je considère que l'appétence et la capacité des élèves à apprendre sont identiques dans le temps et l'espace. L'appétence et la compétence des profs à enseigner devraient également l'être mais se révèlera à mon avis plus variable.
En première approximation, le nombre d'heures qu'un élève passe en cours par an devrait donc être stable pour un pays donné depuis quelques décennies. Si ce n'est pas le cas, il faudra l'expliquer.


Il est très difficile de mesurer les performances d'un système éducatif (d'autant plus quand l'objectif ambitieux que je fixe au système éducatif est de former de futurs citoyens, responsables et conscients, autonomes et créatifs, capables de s'adapter à tous types de situations et de développer leurs propres schémas de pensées, et non uniquement des travailleurs dociles et adaptés aux besoins du moment).
La seule mesure de ce type que je connaisse actuellement est le programme PISA (si vous en connaissez d'autres, je suis preneur).


Il serait intéressant de comparer entre différents pays le rapport:
score PISA
/
nombre d'heures qu'un élève passe en cours par an.

Mais venons-en au nombre de profs.
Sur la base d'études démographiques, le nombre d'élèves à venir doit être à peu près connu.


La statistique que je souhaiterais avoir est la suivante:
nombre d'élèves
x
nombre d'heures qu'un élève passe en cours par an
/
nombre de profs
/
nombre d'heures qu'un prof passe en cours par an


Pour ce taux comme pour le nombre d'heures qu'un élève passe en cours par an, une comparaison avec nos voisins européens et un historique sur les dernières décennies seraient une bonne base pour voir comment faire évoluer le nombre de profs dans les années à venir.

Cela permettrait de définir une cible de nombre de profs pour les années à venir. Des profs en plus, des profs en moins? Je ne sais pas le dire pour l'instant. Le nombre d'heures qu'un prof passe en cours par an doit aussi être considéré comme une variable possible.

Ensuite, la difficulté sera de distribuer ces moyens sur les différentes classes d'âge des élèves.

Enfin, les profs devraient avoir des objectifs et être évalués sur leurs performances.