Une petite folie...
La production mondiale de matières plastiques a atteint un niveau record de 320 millions de tonnes en 2015 et a été multipliée par 20 en 50 ans :
La production de plastique consomme environ 8% de la production mondiale de pétrole.
Et que devient tout se plastique? Il est principalement destiné à usage unique : des produits ou emballages que l'on jettera à leur première utilisation. Et ce plastique n'est actuellement recyclé qu'à 30% pour l'Europe.
Dans quelques dizaines d'années, on sera stupéfait de (re)découvrir qu'on aura gâché autant de pétrole pour un usage si futile. Le pétrole est un liquide précieux, formé en plusieurs millions d'années. Sa densité énergétique et sa simplicité de transport, stockage et utilisation, le rend tout simplement unique.
Ce n'est qu'en 2018 que l’Union Européenne propose d'interdire certains produits en plastique à usage unique. On aurait aussi pu choisir dès l'invention du plastique que les objets fabriqués à partir de ce matériau seraient précieux et d'un usage durable.
Juste quelques idées pour contribuer au débat et préparer nos avenirs, par un bricolo de la politique et de l'économie.
samedi 1 décembre 2018
lundi 19 novembre 2018
prix des carburants
Comme chacun le sait, le prix des carburants en France augmente depuis quelques décennies :
Comme chacun le sait, le prix du carburant en France est principalement constitué par les taxes :
Ou encore avec quelques années de recul et une projection à 2022 :
J'imaginais une taxe carbone à géométrie variable, visant à obtenir un taux d'augmentation fixe du prix du baril de pétrole taxé, ce qui offrirait un cadre stable et rassurant pour permettre les investissements nécessaires aux réductions de nos émissions de gaz à effet de serre.
On pourrait aussi imaginer des taxes sur les carburants variable, visant à obtenir de prix à la pompe en croissance arithmétique, passant même en taxes négatives pendant les périodes de pic des cours :
Je ne sais pas dire s'il existe un risque que les pays producteurs s'alignent sur la pente visée, pour maximiser leurs profits.
Quelques points me paraissent essentiels :
1. que cette augmentation des taxes soit annoncée bien à l'avance et maintenue sur un temps suffisamment long, pour permettre aux entreprises et aux ménages de tenir compte de ce contexte.
2. que les revenus générés par ces taxes soient utilisés d'abord pour permettre aux ménages les plus modestes et aux ménages et entreprises les plus impactés de s'adapter à ces nouvelles règles du jeu tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre, par exemple par des aides visant à éliminer gaz et fioul des dispositifs de chauffage, à rénover les logements anciens et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, à favoriser les transports en commun (bus, train, vélo, covoiturage local...).
3. que l'on trouve un moyen de taxer les émissions réalisées en France avec du carburant acheté à l'étranger, que que soit le moyen de transport transfrontalier concerné (avions, camions...).
4. que l'on mène une activité diplomatique intense pour promouvoir ce cadre fiscal dans le plus de pays possibles, une des pistes possibles étant une taxe compensant la différence d'engagement écologique (par exemple le contenu en CO2 du produit importé, multiplié par la différence du taux de la taxe carbone entre le produit producteur et l’Union Européenne).
Cette augmentation est de l'ordre de 5% par an entre 1991 et 2016.
Ou encore avec quelques années de recul et une projection à 2022 :
J'imaginais une taxe carbone à géométrie variable, visant à obtenir un taux d'augmentation fixe du prix du baril de pétrole taxé, ce qui offrirait un cadre stable et rassurant pour permettre les investissements nécessaires aux réductions de nos émissions de gaz à effet de serre.
On pourrait aussi imaginer des taxes sur les carburants variable, visant à obtenir de prix à la pompe en croissance arithmétique, passant même en taxes négatives pendant les périodes de pic des cours :
Je ne sais pas dire s'il existe un risque que les pays producteurs s'alignent sur la pente visée, pour maximiser leurs profits.
Quelques points me paraissent essentiels :
1. que cette augmentation des taxes soit annoncée bien à l'avance et maintenue sur un temps suffisamment long, pour permettre aux entreprises et aux ménages de tenir compte de ce contexte.
2. que les revenus générés par ces taxes soient utilisés d'abord pour permettre aux ménages les plus modestes et aux ménages et entreprises les plus impactés de s'adapter à ces nouvelles règles du jeu tout en réduisant la dépendance aux énergies fossiles et les émissions de gaz à effet de serre, par exemple par des aides visant à éliminer gaz et fioul des dispositifs de chauffage, à rénover les logements anciens et améliorer l'efficacité énergétique des bâtiments, à favoriser les transports en commun (bus, train, vélo, covoiturage local...).
3. que l'on trouve un moyen de taxer les émissions réalisées en France avec du carburant acheté à l'étranger, que que soit le moyen de transport transfrontalier concerné (avions, camions...).
4. que l'on mène une activité diplomatique intense pour promouvoir ce cadre fiscal dans le plus de pays possibles, une des pistes possibles étant une taxe compensant la différence d'engagement écologique (par exemple le contenu en CO2 du produit importé, multiplié par la différence du taux de la taxe carbone entre le produit producteur et l’Union Européenne).
tour solaire, tour flottante, et tour à vortex
J'ai récemment lu le livre "21 énergies renouvelables insolites pour le 21ème siècle":
et j'y ai trouvé une idée pour moi nouvelle :
Tout commence avec le concept de tour solaire : une centrale à énergie renouvelable, construite de manière à canaliser l'air chauffé par le soleil afin d'actionner des turbines pour produire de l'électricité.
Cela a l'inconvénient de nécessiter la construction d'une infrastructure lourde, donc un investissement important.
L'idée se prolonge le concept de tour flottante. Il s'agit de remplacer une partie de la tour rigide par une tour souple en tissu, ce qui réduirait les coûts et la rendrait plus résiliente en cas d'intempéries.
Suite possible : remplacer la séparation entre l'intérieur et l'extérieur de la cheminée par un courant d'air circulaire tourbillonnant. Cela revient à piloter la génération et le maintien d'une tornade, et à en exploiter l'énergie. On appelle cela un Atmospheric Vortex Engine.
Le livre contient de nombreux calculs, tant physique qu'économique, réjouissant pour le bricolo que je suis.J'ai hâte qu'un inventeur entrepreneur concrétise ces idées.
et j'y ai trouvé une idée pour moi nouvelle :
Tout commence avec le concept de tour solaire : une centrale à énergie renouvelable, construite de manière à canaliser l'air chauffé par le soleil afin d'actionner des turbines pour produire de l'électricité.
Cela a l'inconvénient de nécessiter la construction d'une infrastructure lourde, donc un investissement important.
L'idée se prolonge le concept de tour flottante. Il s'agit de remplacer une partie de la tour rigide par une tour souple en tissu, ce qui réduirait les coûts et la rendrait plus résiliente en cas d'intempéries.
Suite possible : remplacer la séparation entre l'intérieur et l'extérieur de la cheminée par un courant d'air circulaire tourbillonnant. Cela revient à piloter la génération et le maintien d'une tornade, et à en exploiter l'énergie. On appelle cela un Atmospheric Vortex Engine.
Le livre contient de nombreux calculs, tant physique qu'économique, réjouissant pour le bricolo que je suis.J'ai hâte qu'un inventeur entrepreneur concrétise ces idées.
concentration et lobbying
J'écrivais plus haut sur la concentration des médias et le risque que cela peut représenter pour la démocratie.
De même, il me semble que la concentration économique présente le risque de les tenter de peser sur les choix politiques des pays où ils opèrent. On voit par exemple ici ou ci-dessous que quelques grands groupes (Mondelez, Coca-Cola, Nestlé, Pepsico, Kellog's, Mars, P&G, Johnson&Johnson, Unilever) possèdent la quasi-totalité des marques que l'on retrouve dans nos suermarchés, et dont la diversité nous donnent l'impression d'avoir le choix :
J'approuve le site convergence alimentaire sur les 5 points néfastes que présente cette situation :
1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux
2 – Impacts sur la santé
3 – Impacts sur l’économie
4 – Impacts sur l’environnement
5 – Impacts humains
Ces compagnies sont si grosse qu'elles peuvent consacrer d'énormes moyens à influencer le pouvoir législatif pour nous faire consommer toujours plus de produits agroalimentaires transformés, riches en sucre, en graisse, en protéines animales, en contenu carbone... et finalement néfastes pour notre santé, la société humaine, notre planète et celle de nos descendants.
De même, il me semble que la concentration économique présente le risque de les tenter de peser sur les choix politiques des pays où ils opèrent. On voit par exemple ici ou ci-dessous que quelques grands groupes (Mondelez, Coca-Cola, Nestlé, Pepsico, Kellog's, Mars, P&G, Johnson&Johnson, Unilever) possèdent la quasi-totalité des marques que l'on retrouve dans nos suermarchés, et dont la diversité nous donnent l'impression d'avoir le choix :
J'approuve le site convergence alimentaire sur les 5 points néfastes que présente cette situation :
1 – Ces compagnies sont si grosses qu’elles ont un pouvoir politique dangereux
2 – Impacts sur la santé
3 – Impacts sur l’économie
4 – Impacts sur l’environnement
5 – Impacts humains
Ces compagnies sont si grosse qu'elles peuvent consacrer d'énormes moyens à influencer le pouvoir législatif pour nous faire consommer toujours plus de produits agroalimentaires transformés, riches en sucre, en graisse, en protéines animales, en contenu carbone... et finalement néfastes pour notre santé, la société humaine, notre planète et celle de nos descendants.
lundi 29 octobre 2018
le meilleur des mondes
"et c'est là qu'est le secret du bonheur et de la vertu : aimer ce qu'on est obligé de faire. Tel est le but de tout conditionnement : faire aimer aux gens la destination sociale à laquelle ils ne peuvent échapper.
[...] La civilisation industrielle n'est possible que lorsqu'il n'y a pas de renoncement. La jouissance jusqu'aux limites extrêmes, que lui imposent l'hygiène et les lois économiques. [...] La civilisation n'a pas le moindre besoin de noblesse ou d'héroïsme.
[...]
Mais je n'en veux pas du confort. Je veux Dieu, je veux de la poésie, je veux du danger véritable, je veux de la liberté, je veux de la bonté. Je veux du péché."
Aldous Huxley, le meilleur des mondes
mercredi 1 août 2018
jour du dépassement
Non, ce n'est pas un nouveau concept de développement personnel ou de coaching.
Le 1er août est "la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, d'eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber", explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.
"Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF dans un communiqué.
Nous, terriens, allons vivre à crédit pendant 5 mois sur 12.
Nous vivons donc largement à crédit, et cette dette écologique est nettement plus préoccupante pour nos descendants que la dette financière.
Ce qui est frappant, c'est que cette date arrive de plus en plus tôt dans l'année ces 50 dernières années :
Sans surprise, cette date est également très différente entre les pays, du Qatar (9 février) au Viet-Nam (20 décembre).
Pour la France, c'était le 5 mai 2018. Nous, Français, vivons à crédit pendant 8 mois sur 12.
Le mode de calcul, compliqué, met à l'échelle d'une année la comparatif entre la biocapacité et l'empreinte écologique des différents territoires :
Au delà du constat, aide à la prise de conscience, il faut sans tarder mettre en place des solutions, comme le fait le WWF :
* Soutenir la baisse de la consommation de viande,
* Encourager l’agriculture biologique, le maintien des prairies permanentes et le stockage de carbone dans les sols agricoles (agroforesterie et non-labour),
* lutter contre la déforestation,
* encourager l'utilisation du vélo, en particulier pour les trajets urbains, courts et fréquents,
* réduire les émissions liés au transport en ville, en créant des Zones à Circulation Restreinte (ZAC) et en abaissant la vitesse maximale autorisée dans certaines zones,
* encourager le développement des énergies renouvelables, par exemple en faisant payer à son vrai prix les énergies fossiles et l'énergie nucléaire,
...
Le 1er août est "la date à laquelle nous aurons utilisé plus d'arbres, d'eau, de sols fertiles et de poissons que ce que la Terre peut nous fournir en un an pour nous alimenter, nous loger et nous déplacer et émis plus de carbone que les océans et les forêts peuvent absorber", explique Valérie Gramond de WWF, partenaire du Global Footprint Network.
"Il nous faudrait aujourd'hui l'équivalent de 1,7 Terre pour subvenir à nos besoins", souligne WWF dans un communiqué.
Nous, terriens, allons vivre à crédit pendant 5 mois sur 12.
Nous vivons donc largement à crédit, et cette dette écologique est nettement plus préoccupante pour nos descendants que la dette financière.
Ce qui est frappant, c'est que cette date arrive de plus en plus tôt dans l'année ces 50 dernières années :
Sans surprise, cette date est également très différente entre les pays, du Qatar (9 février) au Viet-Nam (20 décembre).
Pour la France, c'était le 5 mai 2018. Nous, Français, vivons à crédit pendant 8 mois sur 12.
Le mode de calcul, compliqué, met à l'échelle d'une année la comparatif entre la biocapacité et l'empreinte écologique des différents territoires :
Au delà du constat, aide à la prise de conscience, il faut sans tarder mettre en place des solutions, comme le fait le WWF :
* Soutenir la baisse de la consommation de viande,
* Encourager l’agriculture biologique, le maintien des prairies permanentes et le stockage de carbone dans les sols agricoles (agroforesterie et non-labour),
* lutter contre la déforestation,
* encourager l'utilisation du vélo, en particulier pour les trajets urbains, courts et fréquents,
* réduire les émissions liés au transport en ville, en créant des Zones à Circulation Restreinte (ZAC) et en abaissant la vitesse maximale autorisée dans certaines zones,
* encourager le développement des énergies renouvelables, par exemple en faisant payer à son vrai prix les énergies fossiles et l'énergie nucléaire,
...
mardi 17 juillet 2018
Quelques ordres de grandeur du réchauffement planétaire
Emissions de CO2, concentration de CO2, température globale, date des vendanges...
Tout est là (merci Olivier Berruyer).
Tout est là (merci Olivier Berruyer).
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